Poèsie d'aujourd'hui


 
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 Le trio de la destinée.

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Kathleen
Plume d'ange
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MessageSujet: Le trio de la destinée.   Jeu 16 Fév - 6:45

Le trio de la destinée.

Il était une fois un roi et une reine qui habitaient un pays aux paysages merveilleux et empli de magie noire et blanche, un pays de fées et de démons. Comme dans tout pays, la vie n'y était pas toujours rose et les guerres se succédaient. Leur principal ennemi était le roi du pays contigu au leur qui ne rêvait que de posséder leur royaume. Pour leur malheur, le roi et la reine n'avaient pas de fils. Ils avaient néanmoins trois filles qui faisaient leur fierté. L'aînée se nommait Danièle. Elle avait de longs cheveux d'un noir corbeau et ne portait que de simples robes, peu luxueuses. Elle n'aimait pas trop les ouvrages d'une princesse et préférait galoper à travers les plaines verdoyantes que d'apprendre couture et tricot. Ses parents désespéraient de cela, même s'ils l'aimaient tendrement. Elle protégeait avec soin ses deux jeunes sœurs. La cadette répondait au doux nom de Sophie. Douce et calme, douée d'une intelligence et d'une sagesse peu commune, elle était l'âme de la famille. Sa nature contrastait singulièrement avec celle de son aînée. Pourtant, elles avaient développé entre elles une relation particulière qu'on leur enviait. Ses parents savaient qu'ils pouvaient se reposer sur elle quant à l'éducation de la benjamine. Ses cheveux châtain clair entouraient une figure toujours naturelle et emprunte d'une douceur maternelle. Elle était la confidente de ses sœurs. La benjamine prénommée Marie était blonde et avait de grands yeux bleus toujours rieurs. Spontanée, gaie et insouciante, elle se faisait quelque fois réprimander par Sophie mais relativement peu, car Sophie aimait l'insouciance de sa sœur et veillait tendrement sur cette femme encore enfant.
L'univers doré de ces trois jeunes femmes fut sérieusement ébranlé. Pour la première fois par une belle matinée de printemps où le royaume était en liesse. En effet, le roi rentrait après plusieurs semaines de combat et les princesses, comme tout le royaume, étaient ravies de son retour. Elles étaient toutes trois là, fières et droites, prêtes à accueillir dignement leur père et souverain. Mais ce fut le premier général qui s'avança vers eux. Tête baissée, il prononça les terribles mots avec lesquels débutait le cauchemar.
- Le roi est mort.
Le choc fut terrible pour les trois princesses. Danièle alla chercher son cheval nommé Fureur et partit vers les grandes plaines au triple galop. Marie, abattue, partit en pleurant vers sa chambre. Seule Sophie, fidèle à son habitude, demeura face au général qui savait parfaitement comment chacune des trois sœurs allaient réagir. Il se contenta donc de baiser la main de la jeune princesse.
- Veuillez accepter mes sincères condoléances, princesse Sophie !
- Je vous remercie, général. Permettez que je me retire, ma sœur Marie a besoin de moi.
- Je vous en prie.
Sophie se rendit dans la chambre de ta sœur qui pleurait, la tête enfouie dans ses mains, posée sur le lit. Sophie s'assit près d'elle et lui caressa les cheveux.
- Courage, Marie, tout va très bien se passer.
Marie releva les yeux vers Sophie.
- Notre père est mort. Et maintenant que va-t-il advenir de nous ?
Elle se jeta dans les bras de sa sœur.
- Je ne veux pas me marier !
- Calme-toi, on ne nous mariera pas de force. En tout cas pas toi? Je ne les laisserai pas te toucher, ni s'approcher de toi.
- Sophie !
Marie se serra contre sa sœur et confidente.
De son côté, Danièle galopa un long moment avant d'arriver dans une forêt mystérieuse qui était son repaire caché. Elle y venait toujours lorsque son âme tourmentée avait besoin de se calmer. Elle descendit de cheval, face au lac qui était son endroit préféré et murmura :
- Oh toi mon amie, dame Nature, dis-moi comment je dois réagir à présent que voilà mon père mort. Je suis l'aînée, quel est mon devoir ?
Une voix claire lui répondit.
- Si tu sais l'écouter, le vent te soufflera la réponse.
Elle se retourna et vit s'avancer vers elle une jeune femme qu'on aurait dit vêtue de nuages. Elle avançait vers la jeune princesse si allégrement qu'on aurait pu croire qu'elle volait. Elle s'approcha.
- Qui êtes-vous ? Interrogea Danièle.
- Je suis la fée protectrice de cette forêt et de ton royaume.
- Cette question n'a pas besoin de réponse, se renfrogna la princesse. Mon destin est de me marier et d'avoir des enfants, je le sais.
- Peut-être… ou peut-être pas. Toi seule a le pouvoir de choisir ton destin. Désormais, ton père n'est plus et ta destinées doit s'accomplir.
- Mais comment savoir quelle peut être ma destinée ?
- Quel est en cet instant, ton vœu le plus cher ? N'oublie pas qui je suis.
- Même vous ne pourrez m'aider !
- Quel est ce vœu ?
Danièle tourna la tête vers le lac.
- J'aimerais être un homme pour pouvoir succéder à mon père et protéger mes sœurs de la menace ennemie.
A son tour, la fée fit face au lac.
- Ton choix est donc fait. Tu as choisi ta destinée.
Elle leva les bras vers le ciel, doucement, comme si elle portait une lourde charge. Soudain, une lumière brille, blanche, venue d'on en sait où et elle prit l'apparence d'une épée. L'épée brillante descendit doucement jusqu'à arriver à la hauteur de Danièle.
- Prends cette épée ! S'exclama la fée.
Danièle saisit l'épée qui se matérialisa dans ses mains. Elle la regarda avec stupeur.
- Désormais, tu connais ton destin et tu sais quoi faire. N'oublie jamais, l'arme n'est rien sans l'âme.
- Mais je ne sais pas l'utiliser !
- Tout viendra en son temps. Aie confiance !
La princesse avait encore mille questions, mais lorsqu'elle se retourna, la fée avait disparu. Seul restait Fureur, son cheval, harnaché et muni d'un fourreau. Danièle, déterminée, y enfourna l'épée avant de grimper sur le cheval et de regagner le château. Une fois arrivée, elle confia le cheval aux écuyers et monta dans la chambre de son père. Elle sortit de ses armoires chemises et pantalons et se vêtit en homme avant d'attacher à sa taille un fourreau pour son épée. De cette épée magique, elle se coupa les cheveux pour ne laisser qu'une coupe à la garçonne. Puis elle sortit de la pièce et rejoignit la chambre de ses sœurs. En approchant de celle de Marie, elle entendit leurs voix.
- Je ne veux pas me marier, je suis trop jeune, je n'ai que seize ans !
- Je le sais ! Je te parle de moi !
Danièle entra dans la pièce.
- Personne ne se mariera !
- Danièle ?
Les sœurs regardèrent Danièle avec surprise.
- Et bien quoi ?
- On… dirait un homme.
- J'espère bien, oui ! J'ai l'intention de succéder à Père.

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Dernière édition par le Dim 26 Mar - 16:02, édité 1 fois
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Kathleen
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MessageSujet: Re: Le trio de la destinée.   Sam 11 Mar - 10:00

Comme à son habitude, sagesse incarnée, Sophie réclama une discussion calme et reposée. Danièle raconta à ses sœurs sa rencontre avec la fée.
- J’ai entendu une prophétie qui ressemblait à ça, dit Sophie. "Le jour où mourra sans héritier celui qui règne, la destinée de celles qui sont unies s'accomplira et l'ennemi vaincu sera."
- Et bien, je vous protègerai de cette épée, dussé-je y périr !
Marie écoutait mais ne semblait pas aussi enthousiaste :
- Moi, je ne veux pas que tu partes ! Tu vas mourir et nous laisser comme Père !
- Je ne vous laisserai pas. Si je pars, je vous emmène avec moi !
- Danièle, j'ai peur ! S'écria Marie.
Sophie serra contre elle sa sœur pour la rassurer. Danièle prit la main de Marie. Soudain, l'épée sortit du fourreau et vint se placer devant Danièle. Celle-ci la saisit. Une lumière vive illumina la pièce et les trois princesses entendirent une voix. "Ensemble vous partirez, ensemble vous reviendrez ! La paix, vous gagnerez, et de vous ne doutez !" La lumière s'éteignit, le calme revint, les mains des trois princesses, toujours liées leur confirmant cette simple pensée, c'est unies qu'elles vaincraient.
Informée, la reine tenta de les convaincre que c'était pure folie, mais rien n'y fit. Les princesses avaient fait leur choix et partaient pour un avenir incertain. Pour la prochaine bataille, Danièle mènerait les hommes. Le général l'entraînait et elle devint bien vite un escrimeur hors pair en se rappelant l'adage de la fée : "l'arme n'est rien sans l'âme." Le plan de sa première bataille fut mis au point avec le général en présence de ses sœurs.
- Une nouvelle nous est parvenue Majesté !
- Laquelle, général ?
- Le roi ennemi vient de décéder d'une mauvaise fièvre. Il a un fils qui a exactement votre âge, vingt ans. C'est lui qui mènera les troupes ennemies.
- Bonne nouvelle !
- Non, pas tant que ça ! Ne le sous-estimez jamais Princesse. Cet homme a reçu une éducation exceptionnelle. C'est un grand combattant, bien épaulé.
- Qu'importe, nous vaincrons, j'en ai l'intime conviction.
- Espérons que vos sœurs ne risquent rien en nous accompagnant. Je ne voudrai pas voir leurs précieux corps se tâcher de sang.
Il sourit à Sophie mais celle-ci, observant le plan de bataille, ne le vit pas et ne répondit donc pas.
- Ne craignez rien pour elles. Il ne leur arrivera rien tant que je serai là.
Danièle sourit à ses sœurs qui, cette fois, lui répondirent d'un grand sourire.
- Tout est prêt ! Nous partirons ce soir !
Escortées d’un côté par leur sœur, de l’autre par le général, Sophie et Marie firent le trajet en voiture jusqu’à la première étape. En arrivant, Marie décida de faire une sieste. Danièle proposa à Sophie une promenade. Celle-ci accepta, emportant avec elle un arc et des flèches.
- Pourquoi emmènes-tu cela ?
- Tu m’avais promis de m’apprendre non ?
Danièle sourit à sa jeune sœur.
- Bien.
Le général les regarda partir avec méfiance.
- Faîtes attention, nous sommes à la frontière ennemie.
- Soyez tranquille, général ! Lança Danièle.
Elle emmena sa sœur dans le bois tout proche.
- Tiens-le bien droit ! L'arc est un prolongement de toi-même, la flèche un outil. Le but est d'être audacieux et tu atteindras ton objectif. Vise et tire, mais bien serré. Voilà !
La flèche partit plus loin pour se ficher dans un arbre.
- Maintenant il faut aller la chercher, dit Sophie.
- Oui, vas-y, mais fais attention, n'oublie pas que l'ennemi n'est pas loin.
- Oui, ne t'en fais donc pas.
Sophie s'aventura dans la forêt et retrouva rapidement sa flèche. Elle allait repartir quand une voix l'en empêcha.
- Ainsi, c'est vous jeune demoiselle qui avez manqué me blesser ?
Elle se retourna pour faire face à un charmant jeune homme brun aux grands yeux bruns, réellement charmant, et souriant. Elle rougit.
- Oh, je m'excuse, je ne voulais pas vous faire peur.
- Non, voyons, ne vous excusez pas. Je vois mal comment une aussi jolie jeune personne aurait pu être si malintentionnée.
Il lui fit le baise-main, elle rougit à nouveau.
- Je… l'on m'attends, monsieur,… je dois partir.
- Et bien, au revoir, mademoiselle.
Elle siffla son cheval, sa belle jument de robe brune nommée Brise. Mais c'est alors que le jeune homme murmura à son oreille :
- Demain, même heure, même lieu.
C'est rêveuse qu'elle monta à cheval et repartit vers là où elle avait laissé Danièle.
Entre-temps, Danièle, inquiète de l'absence prolongée de sa jeune sœur, était partie à sa recherche. Elle ne la croisa pas, mais croisa soudain face à elle un jeune homme qui n'était autre que celui qui venait de croiser sa sœur.
- Eh bien, noble sire, on ne salue point son roi ?
- Son roi ? Je regrette, mais je suis moi-même roi. Aurais-je donc passé la frontière ? Et vous êtes fort jeune pour un roi.
- Mon nom est Danièle, monsieur, je viens de succéder à mon père.
- Daniel ? Et bien, roi Daniel, nous nous reverrons donc sur le champ de bataille. Souvenez-vous de ce nom : Roi Julian.
- Je m'en souviendrai, monsieur. Adieu !
Elle partit au triple galop pour finir par revenir à son point de départ et retrouver sa sœur.
- Fais attention à l'avenir. Tu aurais pu tomber entre les mains de l'ennemi.
- Hmm.
Sophie était rêveuse.
- Tu m'écoutes ?
- Hmm !
- A quoi rêves-tu donc ?
- A l'homme de ma vie !
- L'homme de ta…? Ah, ce sentimentalisme ! Yiaah !
Dès leur retour, le général demanda un entretien avec Danièle. Sophie alla s'occuper de Marie à qui elle confia sa tendre rencontre.
- Tu vas le revoir ?
- Oui, demain.
- Ouah, tu me raconteras ?
Sophie sourit.
- C'est promis.
Marie embrassa sa sœur pour la remercier.
- Un duel ?
- Oui, Princesse. Le roi ennemi vous propose de mettre fin à la guerre au travers d'un duel. Demain, après le déjeuner.
Danièle demeura pensive, un instant.
- Oui, cela peut être une bonne idée. Le sang a déjà trop coulé. J'irai, mais qu'on n'en informe pas mes sœurs. Je ne veux pas qu'elles se fassent trop de souci.
- A vos ordres, princesse.
Danièle rejoignit ensuite ses sœurs.

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Kathleen
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MessageSujet: Re: Le trio de la destinée.   Dim 26 Mar - 15:25

- Le général m'invite à dîner en sa compagnie ?
- Oui, répéta le serviteur, vous seule, princesse Sophie !
Sophie regarda Danièle et Marie.
- Vas-y, dis Danièle, le général est aussi notre ambassadeur. Autant se montrer poli avec lui.
- Mais méfie-toi quand même, ajouta Marie. Toi seule, c'est étrange.
- Marie a raison, vas-y mais méfiance, confirma Danièle.
- Oui, d'accord.
Elle se prépara et rejoignit la tente du général. Il l'invita à entrer avec un baisemain.
- Princesse !
- Je vous remercie de votre invitation, général.
- Je vous en prie, Princesse, cela me fait plaisir.
Ils commencèrent leur dîner en échangeant quelques propos sans intérêt pour la jeune fille.
- Mais pourquoi, demanda t-elle à brûle-pourpoint, m'avez-vous invité seule sans mes sœurs ?
- C'est que, fit le général, je désirais un moment avec vous en privé.
- Mais pourquoi ?
D'un air décidé, il se leva, alla à côté d'elle, prit son bras et la leva. Puis, avançant sa bouche vers elle pour l'embrasser, il murmura :
- Parce que je vous aime.
Il allait l'embrasser mais, paniquée, elle le gifla et s'enfuit jusqu'à la tente qu'elle partageait avec ses sœurs. Elle s'assit sur son lit, sentant son cœur battre à tout rompre.
- Ca ne va pas ? Interrogea Danièle.
- Je… je…
Soudain, Marie se leva.
- Je vais aller me promener près du camp et cueillir des fleurs.
- Oui, va donc, dit Danièle.
Marie sortit et Danièle s'assit près de Sophie.
- Marie sait que tu parles plus facilement avec moi. Alors dis-moi ce qu'il y a !
- Danièle quel âge à la général ?
- A peu près le même âge que notre père, je crois. Dans les quarante, pourquoi ?
- Il a essayé de… Il a voulu… Il m'a dit…
Encore troublée, elle ne savait plus parler.
- Eh bien quoi ? Qu'a-t-il dit ?
- Qu'il… m'aimait Danièle.
- Quoi ?
- Il a essayé de m'embrasser. Je l'ai repoussé et giflé, tu vois, mais…
Danièle serra sa sœur contre elle.
- Si jamais il s'approche encore de toi, dis-le moi ! Je en el laisserai pas faire, petite sœur.
- Je… Merci.
A cet instant Marie rentra avec deux bouquets qu'elle tendit à ses sœurs.
- Pour vous !
Danièle et Sophie en prirent chacune un et remercièrent leur petite sœur.
- J'ai vu des soldats qui partaient tout à l'heure. Ce n'est pas normal.
Danièle fronça les sourcils.
- Tu as raison, c'est étrange.
- Danièle, et si le général…, commença Sophie.
- Tu penses qu'il pourrait corrompre les soldats pour qu'ils s'attaquent à toi ?
- Je ne sais pas.
- Je ne l'aime pas, le général, grommela Marie.
- Je ne sais pas s'il est vraiment méchant, commenta Sophie. Il avait l'air sincère.
- La correction, affirma Danièle, aurait voulu qu'il me demande d'abord la permission de te courtiser puisque je suis responsable de vous, permission que je ne lui aurais sûrement pas accordée puisqu'il est aussi vieux que l'était notre père.
Sophie baissa les yeux. Elle en savait plus que penser. Le lendemain, Danièle et Sophie partirent à leurs rendez-vous respectifs.
Sophie retrouva sans peine la clairière où elle avait rencontré le beau jeune homme. Celui-ci arriva en même temps qu'elle.
- Bonjour, chère demoiselle. Mon cœur se ravit de vous revoir.
- Bonjour, je suis moi-même ravie d'être ici.
Il lui proposa son bras.
- M'accompagnerez-vous pour une promenade ?
- Avec la plus grande joie.
Elle prit son bras et marcha en sa compagnie.
- Me direz-vous votre nom ? Demanda le jeune homme.
- Je m'appelle Sophie.
Elle omit de dire son rang, ne voulant l'intimider.
- Mon nom est Julian.
Elle lui sourit et ils continuèrent à marcher.
- Avez-vous des sœurs ? Des frères ?
- Deux sœurs, Danièle et Marie, une plus vieille, l'autre plus jeune. J'ai moi-même dix-huit ans.
- Moi, je suis pour mon malheur fils unique. La solitude ne me sied guère, mais je n'ai d'autre choix.
Ils arrivèrent face à un petit lac.
- J'aime cet endroit, annonça Julian.
- Je ne le connais pas, répondit Sophie.
- Cela est bien normal, puisque nous avons passé la frontière.
- Que dites-vous ? Vous n'êtes pas de mon pays mais de celui de l'ennemi.
- Voyons quelle importance puisque je vous aime ?
Sophie se troubla. Pour la seconde fois, quelqu'un lui avouait son amour. Mais contrairement à la veille, son cœur battait la chamade. Elle se sentait amoureuse. Figée, elle ne recula pas quand il approcha son visage, ne le repoussa pas quand il déposa ses lèvres sur les siennes, répondit à son baiser en l'enlaçant, yeux fermés. Son premier vrai baiser. Mais réalisant soudain, elle se recula.
- Non… non, il en faut pas !
- Mais voyons !
- Je ne peux vous aimer, vous appartenez à l'ennemi et je suis la princesse Sophie. Je me dois d'être fidèle à mon pays.
Elle se recula encore.
- Attendez ! Ne partez pas ! Nous reverrons-nous jamais ?
- Jamais ! Je ne puis, désolée.
Elle s'enfuit alors que els larmes coulaient sur els joues de Julian.
- Mon ennemie, je vous aime alors que je combats votre frère.
Mais soudain, un fait évident se porta à son esprit, Sophie avait évoqué, non un frère, mais deux sœurs, Marie et… Danièle. Le roi Daniel était donc une reine !!!
Danièle arriva au lieu du rendez-vous et ne vit personne. Elle soupçonna aussitôt quelque chose de louche. Ceci lui fut confirmé lorsque des hommes sortirent des sous-bois. Elle était encerclée.
- Traîtrise ! s'écria t-elle.
- En garde ! S'écrièrent les soldats en réponse.
Elle sortit l'épée de la fée, celle-ci se mit à briller et Danièle s'élança au combat. Sans aucun effort, elle pourfendit deux soldats tandis que deux autres s'approchaient. Elle en décima quatre en effectuant un tour sur elle-même avant de bondir et de frapper un autre soldat à mort.
- C'est un diable ce roi ! Lança un des rescapés.
Danièle le pourfendit à son tour. En quelques minutes, elle eut réduit à néant tous ses agresseurs sans la moindre difficulté. Elle remonta sur Fureur et rentra au campement.

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MessageSujet: Re: Le trio de la destinée.   Ven 7 Avr - 16:51

- Traîtrise ! Tu sais Marie combien je hais la traîtrise ?
- Je sais, Danièle, mais qu'y puis-je ?
Sophie s'apprêtait à entrer mais, en entendant cela, elle s'interrompit.
- Et Sophie, où est-elle ?
- Partie voir quelqu'un.
- Qui ? Qui donc ?
- Quelqu'un que je ne reverrai jamais.
Sophie jeta sa veste sur son lit.
- Sophie ?
Danièle était inquiète.
- Je suis tombée amoureuse, Danièle, mais il est de l'autre camp.
- Un ennemi ?
- Oui. Je lui ai dit que je ne pourrai… plus jamais le voir.
Elle se jeta en pleurant dans les bras de Danièle.
- Allons, tu vas voir, tout va s'arranger.
- Danièle, dit alors Marie, je crois que ce n'est pas le roi qui t'a trahie.
- Trahie ? Comment cela ? Fit Sophie.
Danièle la regarda.
- Le général m'a remis hier un message du roi ennemi comme quoi il désirait un duel de fin de guerre. Mais je suis tombée dans une embuscade. Au passage, je constate que l'épée que la fée m'a donnée est une merveille.
- Je pense, reprit Marie, qu'il n'y a jamais eu de duel. Le général t'a tendu un piège !
- Le général ? Commenta Sophie. Dieu, Marie, mais tu délires ! Qu'il m'aime passe encore mais qu'il veuille tuer Danièle…
Danièle, elle demeurait pensive.
- Demeurons méfiantes tout de même.
Quelques jours passèrent et les trois jeunes filles chevauchaient sur le territoire ennemi quand elles arrivèrent en vue du château.
- C'est là qu'il vit, celui que je dois tuer, affirma Danièle.
- Mais, fit Marie, pourquoi tu ne l'épouses pas, au lieu de le combattre, Danièle ? Après tout, il a ton âge et ça ferait deux royaumes en un et la guerre serait finie.
- L'épouser ? Moi épouser le roi ennemi ? Mais où vas-tu chercher de telles idées, Marie, allons ? De plus, la fée me l'a dit. Désormais, j'ai choisi mon destin. Il est de combattre.
- J'ai envie de m'approcher ! Yiaaaaah !
- Marie, non ! S'exclama Sophie, avant de suivre la benjamine?
Danièle allait les suivre, mais son épée se mit à briller et sortit de son fourreau pour aller se placer dans sa main. Pour la seconde fois, des hommes surgirent autour d'elle. Danièle s'élança contre eux.
Marie galopait quand un homme effraya son cheval. Il se cabra et elle tomba, mais vif, l'homme la rattrapa et la déposa en sécurité sur le sol.
- Merci, Monsieur.
- De rien. J'espère que vous n'êtes pas blessée.
- Non, je…
- Marie !
Sophie arriva, s'arrêta et descendit de cheval.
- Je t'avais dit de faire attention. Tu vois ce qui peut arriver !
Marie baissa la tête.
- Désolée.
- Allons, fit le jeune homme, ne la grondez pas, elle n'a rien…
Il s'interrompit en voyant Sophie qui le regardait béatement.
- Sophie ?
- Bonjour, Julian. J'espère que ma sœur ne vous a pas importuné.
- Non, je suis ravi d'avoir fait sa connaissance.
Il se tourna vers Marie et lui fit le baise-main.
- Princesse Marie, je suis honoré. Même si nos royaumes sont en conflit, je suis enchanté de faire votre connaissance. Sophie m'a tellement parlé de vous.
- Ah ? Vraiment ?
- Oui, elle m'a dit combien vous étiez chère à son cœur, vous sa petite sœur, mais aussi sa protégée. Et vous, chère Sophie que jamais je n'oublierai.
- Vous me flattez, monsieur. Mais je vous l'ai dit, je ne puis.
- Je le sais fort bien et combien raison vous avez. Il vaudrait mieux que vous retourniez bien vite auprès de votre sœur Danièle. Cet endroit n'est guère sûr pour des princesses ennemies.
- Vous parlez avec sagesse, monsieur. Aussi vais-je écouter vos conseils.
Elle remonta en selle, imitée par Marie.
- Sachez que je déplore que les circonstances nous soient si peu favorables. Adieu, Monsieur !
Elle lança son cheval au galop et repartit sur ses pas, imitée par Marie.
- Je dis OUI, clama Marie.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Il est parfait tous points de vue.
- Nom de dieu !
Les jeunes filles arrivaient à proximité du lieu où Danièle se battait toujours. Mais els ennemis étaient bien plus nombreux et elle commençait à faiblir. Il ne restait que cinq adversaires mais Danièle n'avait plus de force. Sophie tira une à une cinq flèches qui achevèrent les cinq bandits. Puis, elle galopa vers Danièle, descendit de cheval et s'approcha de sa sœur.
- Danièle, ça va aller ?
Danièle acquiesça.
- Merci du coup de main, petite sœur.
- Ce n'est rien, allons, tu t'en serais tout aussi bien sortie sans moi.
Elle sourit et les trois sœurs repartirent vers le campement.
- Et moi, je te dis que tu ne dois pas le laisser filer.
- Marie, s'il te plaît !
Après une description détaillée à Danièle du jeune homme aimé de Sophie, Marie s'employait à convaincre sa sœur de ne pas le laisser tomber.
- Cet homme est fait pour toi !
- C'est un ennemi !
- Danièle, aide-moi !
- Je pense que Sophie est assez grande pour prendre ses décisions, seule, Marie.
- Mais…
- Ah merci Danièle !
Marie se mit à bouder, fort mécontente.
- Danièle ?
- Quoi ? C'est pour Marie ? Ne t'en fais pas, elle se calmera vite.
- Non, moi, c'est pour toi que je me fais du souci.
- pour moi ? Pff ! Quelle idée ?
- Tua s déjà eu droit à deux embuscades.
Danièle devint pensive.
- Tu as raison, il faut être prudente. Ce roi ne m'inspire pas confiance.
- Tu ne le connais même pas !
- Je l'ai vu une fois.
- Ah ?
- Oui, alors que je te cherchais.
Sophie ne dit plus rien. Le général fit mander Danièle et Sophie demeura seule.
- Vous vouliez me voir général ?
- Oui, Princesse, c'est important.
- Je vous écoute…
- Je ne sais si votre sœur vous l'a dit : Je l'aime et je veux l'épouser. Puisque vous voilà légataire de votre père, je suppose que c'est à vous que je dois demander sa main.
- Non.
- A qui alors ?
- Pas non, ce n'est pas à moi, mais non, vous ne l'aurez pas.
- Mais, Princesse, mes sentiments… sont sincères. Je l'aime, j'aime votre sœur.
- Tout sincères qu'ils soient, c’est non. Vous pourriez être son père. Et de plus, je ne vous fais pas assez confiance pour vous donner mon bien le plus précieux.
Le général demeura stupéfait devant cette réponse. Danièle prit congé et se retira. Le général était pensif quand un de ses soldats entra et lui murmura à l'oreille quelques mots.
- Le roi, dis-tu ? Un duel ? Oui, c'est une excellente idée !
Danièle entra dans sa tente, furieuse. Marie, de retour, et Sophie la regardèrent avec surprise.
- Un problème ? Interrogea Sophie.
- Le général vient de me demander ta main !
- Quoi ?
Marie était scandalisée. Sophie demeura muette de stupéfaction.
- Qu'as-tu dis ? Fit Marie.
- Que voulais-tu que je dise ? Non, catégoriquement non !
Sophie baissa les yeux.
- Merci, Danièle.
- Tu n'as pas à me remercier. Je ne te donnerai pas à n'importe qui.
- Bien dit, s'exclama Marie.
La nuit fut dure pour les trois cœurs envahis par l'inquiétude que leur donnait la déclaration du général. Le lendemain, un message annonçant un duel officiel et publique de fin de guerre fut transmis à Danièle. Elle accepta.

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