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 Lettre à une absente

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Kathleen
Plume d'ange
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Nombre de messages : 635
Date d'inscription : 17/01/2006

MessageSujet: Lettre à une absente   Jeu 15 Juin - 11:23

Kathleen pense à son amie disparue.

Lettre à une absente.

Tu es partie. Je suis assise devant cette immensité qu'est l'océan, les cheveux volant au vent, et je fixe l'horizon. Je ne pleure pas. Je te l'ai promis. Il faut que je sois forte pour tous ceux que tu aimais aussi et qui sont bien plus fragiles que moi, pour que je puisse soulager leur maux. Un jour, tu m'as dit que tu me protègerai toujours, que tu serais toujours là pour moi. Ce jour là, je t'ai crue. As-tu menti ? Non, jamais tu ne mentais, alors pourquoi cela aurais-je changé. Comme pour me répondre, le vent fouette mon visage, comme ta main a caressé ma joue il y a encore quelques jours. Lorsque tu me disais que ce n'était qu'un cauchemar, que nous allions nous réveiller et que tu serais là, près de moi, et je t'ai crue. Es-tu devenue cette brise qui m'entoure, l'air ambiant, je sens comme une ombre qui me regarde comme pour s'assurer qu'un sourire marque mes lèvres, mais aujourd'hui de sourire il n'y en a pas. Bientôt, il reviendra, quand tout le monde m'aura dit que la vie continue, quand la vie me montrera que le monde peut tourner sans toi. Mes rêves me rappelleront cette amie, ce trésor que la vie m'a pris. Mais j'y penserai avec nostalgie et tendresse, affection et sérénité, me rappelant ton caractère indomptable, ton rire bon enfant, ta force, ta fierté, me rappelant de quelqu'un qui ne se retourne jamais. N'est-ce pas ce que tu m'as demandé ? J'ai décidé que je t'obéirai, dernier cadeau que te ferai, je serai heureuse pour honorer ton souvenir. J'entends le bruit des vagues qui se cogne contre la mer, un oiseau qui siffle sa mélodie, un poisson qui saute au loin comme s'il voulait me regarder, je l'admire en silence, cette nature que tu aimais tant, c'est musical, c'est magique. J'entends les mots que ton cœur ne prononçait jamais, comme si tu me les disais, dans le creux de l'oreille, tel un secret. Tu es partie, tu ne reviendras pas, et pourtant tout me parle de toi, comme d'un souvenir étrange et pénétrant. Je ferme les yeux pour m'imprégner de ces senteurs et de ces bruits qui n'appartenaient qu'à nous et à notre imagination de les interpréter. Tu m'as fait découvrir ces merveilles à l'image de ton cœur il n'y a pas si longtemps encore. Et pourtant maintenant, ton cœur a cessé de battre, je croyais pourtant que rien chez toi ne pourrait cesser de battre, d'affronter, de se battre. La vie m'a avoué le contraire, mais je ne regrette rien. J'ai eu un bel au revoir, au revoir pas adieu. J'ai le sentiment, l'intime conviction que nous nous reverrons, ne serait-ce que dans le plus profond de mes rêves. J'ai l'impression que tu viendras m'y dire que tu es dans un endroit enchanteresse, avec les gens partis que ton cœur avait accueilli en lui sans le leur dire. Je sais que tu es bien, le vent me le dit. Et puis tu restes vivante dans mon cœur, et tu existeras dans le cœur de mes enfants, car j'en aurai, et je leur parlerai de toi. Ton souvenir ne mourra pas, tu seras immortelle à travers moi. Personne ne t'oubliera, tu seras respectée et aimée, je ferai tout pour cela. Le parfum de l'océan me rappelle celui de mes larmes, celles qui ont coulées ce matin quand j'étais auprès de ton cousin. C'est lui qui a dit les derniers mots que ton corps pourra entendre, maintenant qu'il est au plus profond de la Terre. C'est un homme qui t'aimait, et il prendra sin de moi, il me l'a promis. Il viendra me voir, chez moi, là bas au nord de la France, dans mon pays que tu disais vouloir découvrir. Ma chère petite protégée est là, elle rentrera avec moi, je ne peux pas la laisser auprès de toi, elle en mourrait de n'avoir rien pu faire pour toi. C'est qu'elle a un cœur fragile, même à côté du mien. Mais tu n'as pas de souci à te faire, avec moi notre miss Aventurière n'a pas de souci à se faire, son cœur ne saignera pas. Il faut que je parte, il est tard et je n'ai pas envie que tout le monde se fasse du souci à mon propos, mais désormais, je sais que où que je sois quoi que je fasse, tu suivras mes pas et tu me protègeras quoi qu'il advienne. Et si je dois te rejoindre, je le ferai avec sérénité et sans peur, parce que je sais que tu m'attends avec plusieurs autres personnes que j'aime et que j'aurais fait tout ce que j'aurais à faire dans ce monde. Tu es partie, et je pense à toi. Je n'oublierai jamais ce que tu m'as apporté et ce que tu as fait pour moi. Tu seras toujours dans mon cœur, ma chère Grande Sœur.

_________________

Merci à ma petite Chacha, je t'adore ma puce.

J'aurais ma fleur, voulu voir l'heure de ton bonheur.
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