Poèsie d'aujourd'hui


 
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 Le masque de ma vie

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La Rose Noire
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MessageSujet: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 1:57

Chapitre 1 : Rencontre avec l’homme masqué

Oscar courait. Elle courait pour échapper aux hommes du masque noir. Elle les avaient rencontrés devant le Palais Royal. Là, il l’avait frappé à la tête, la blessant au front. Mais elle était parvenue à s’échapper et à présent, elle courait dans Paris. En entendant les pas de ses poursuivants, elle se cacha derrière des tonneaux sous un porche. Oscar attendit qu’ils partent pour sortir de son ‘’abri’’. Elle déambula encore quelques minutes dans les ruelles, puis sentit les ténèbres l’entourer et le noir se fit devant ses yeux. Elle tomba évanouie au sol. Lorsqu’elle put ouvrir les yeux, tout était flou. Elle distingua seulement un homme aux cheveux sombres penché au dessus d’elle. Elle voulut parler mais retomba inconsciente avant d’avoir pu parler.

Lorsqu’elle se réveilla, elle était allongée dans un grand lit à baldaquin, les draps et les tentures étaient de velours rouge et les colonnes de couleur or. Elle s’assit et posa sa main sur le bandage qui ceignait son front. Elle entendit soudain une voix chaude et grave s’adresser à elle :

CM : Comment vous sentez-vous mademoiselle de Jarjayes ?

La jeune femme tourna son visage vers cette voix et vit un homme assit près de son lit. Il avait des cheveux ébènes, une peau hâlée et était vêtu très simplement : un pantalon noir, des bottes de même couleur, une chemise blanche à jabot et une veste de couleur bleue nuit. Un masque de velours noir posé sur ses yeux parachevait le tableau. (Voir masque que MA porte au bal de l’Opéra). Un très beau sourire éclairait son visage.

OJ :Est ce vous qui m’avez sauvé ?

CM : Oui colonel. Je suis le comte Antoine de Montespan.

OJ : Dans ce cas, je vous remercie Monsieur de Montespan. Sans vous je serai probablement morte.

CM : J’ai eu de la chance de me trouver par ici et j’ai enfin pu voir la célèbre Oscar de Jarjayes.

OJ : Vous me flattez monsieur.

CM : Pas le moins du monde colonel. Mais parlons plutôt de vous. Le médecin vous a prescrit du calme et du repos pendant 2 à 4 semaines. Et j’aimerais que vous passiez votre convalescence ici.

OJ : Comment ? Mais pour quelles raisons ?

CM : Tout d’abord parce que j’ai envie de vous connaître et la seconde raison, vous la connaîtrez en temps voulu.

Oscar réfléchit : elle ne savait rien de cet homme, mais pourtant, elle avait confiance en lui.

OJ : Très bien, j’accepte.

CM : Vous m’en voyez heureux colonel. Que diriez-vous de visiter ma demeure ?

OJ : Avec plaisir !

Oscar commença à se lever mais le comte l’arrêta.

CM : Je crois que vous devriez attendre que je sorte avant de retirer votre drap.

OJ : Mais pourquoi ?

CM : Regardez vous-même…

Oscar souleva discrètement son drap et s’aperçu qu’elle ne portait que sa chemise, son pantalon lui avait été ôté. Le feu aux joues, elle remonta le drap jusqu’à son cou. Le comte lui sourit doucement.

CM : Votre pantalon est sur cette chaise, dit il en désignant un coin de la chambre, rassurez-vous, ce sont mes servantes qui l’ont ôté et m’ont prévenues. Je n’ai rien vu.

OJ : Oui…..je….je vous crois…..

Soudain, Oscar eut un flash. Il avait employé le féminin à chaque fois qu’il lui parlait, donc il savait !

OJ : Vous savez….qui je suis n’est ce pas ?

CM : Oui, vous êtes une femme.

OJ : Comment l’avez-vous appris ?

CM : Lorsque je suis entré dans cette chambre et que je vous ai vue, j’ai compris qu’un visage aux traits si fins et une peau aussi délicate ne pouvait appartenir qu’à une femme.

Oscar resta bouche-bée. Personne ne lui avait encore fait de tels compliments. Le comte se leva et alla vers la porte.

CM : Je vais vous laissez vous habiller, rejoignez-moi en bas lorsque vous serez prête.

Sans ajouter un mot, il sortit. Oscar resta un moment interdite puis murmura pour elle seule :

OJ : Qui peut bien être cet étrange homme masqué ?

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La Rose Noire
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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 1:58

Chapitre 2 : Convalescence et découverte.

Une fois le comte sortit, Oscar repoussa les draps et descendit de son lit. Elle enfila rapidement son pantalon et en passant devant sa coiffeuse, se donna un rapide coup de brosse. Puis, elle rejoignit le comte installé dans le salon.
CM : Vous avez fait vite.

OJ : Oui, pourrais-je envoyer un messager afin de prévenir ma famille de mon absence ? Je ne voudrais pas qu’ils s’inquiètent.

CM : Je viens d’en envoyer un à l’instant. Je lui ai demandé de rassurer vos parents et de les prévenir de votre séjour ici.

OJ : Je vois que vous pensez à tout….

CM : Bien. Que diriez-vous de visiter ce manoir puisque vous y restez quelques temps ?

Oscar acquiesça. Le comte lui montra chaque pièce et chaque chambre afin qu’elle choisisse celle qui lui plaisait. Elle opta pour la chambre où on l’avait soigné, la trouvant à son goût. Ils sortirent ensuite pour aller dans les écuries du comte. En entrant, Oscar poussa un cri de joie : Désiré, son cheval, était là. Elle se précipita pour le caresser. Antoine de Montespan regardait tendrement Oscar, occupée à câliner son cheval.

OJ : Comment avez-vous fait ?

CM : Je me doutais que vous étiez venue à cheval dans Paris. Et je l’ai trouvé quelques ruelles plus loin, je l’ai donc ramené ici.

OJ : Je ne sais comment vous remercier monsieur.

CM : Appelez-moi Antoine. D’ailleurs, votre sourire est le plus beau cadeau que vous puissiez me faire.

OJ : Merci, Antoine….dit elle rougissante.

CM : Que diriez-vous d’aller galoper ?

OJ : Avec joie !

Ils scellèrent puis enfourchèrent leurs montures et partirent au galop. Oscar rayonnait. Elle appréciait cette compagnie avec cet étrange comte. Il semblait aimer les mêmes choses qu’elle et l’admirait réellement.

CM : venez, je vais vous montrer un endroit.

Les deux cavaliers se dirigèrent vers un immense lac entouré d’une clairière. Oscar descendit de cheval et s’approcha de l’eau. Elle la fixa longuement avant de s’agenouiller et d’en asperger son visage. Le comte s’avança vers elle et s’assit à ses côtés. Elle fit de même et ils restèrent silencieux un moment.

OJ : Je ne sais pourquoi, mais j’apprécie beaucoup votre compagnie.

CM : Ce sentiment est réciproque, sachez-le.

Oscar lui répondit par un sourire et ils rentrèrent à Montespan.
Les jours s’écoulèrent paisiblement dans la demeure du comte. Oscar était touchée par l’attention d’Antoine pour elle. Bizarrement, plus le jour de son départ du manoir approchait, plus elle se sentait triste. Un matin, au lieu de se lever, elle resta un moment au lit et s’assit en posant ses bras sur ses genoux.

OJ : Seigneur, que m’arrive t’il ? Pourquoi suis-je aussi triste à l’idée de partir d’ici ? Je devrais, au contraire me réjouir ! Je vais revoir mes parents ainsi que la Garde Royale et la Reine ! Mais alors pourquoi cette impression de vide et de manque quand il n’est pas là ? Est ce cela que l’on nomme l’amour ? Ce sentiment qui m’étreint le cœur d’une immense joie lorsqu’il est à mes côtés et au contraire m’agonise lorsqu’il me quitte ? Oh Seigneur, venez moi en aide !

Oscar laissa ses larmes couler et cacha sa tête dans ses bras, posés sur ses genoux. C’est ce moment que choisit le comte pour venir la voir. Ne l’ayant pas vue descendre, il pensait que peut être elle se sentait mal. Depuis sa rencontre avec Oscar, il n’avait jamais retiré son masque. Il la vit ainsi prostrée et fut d’abord suprit.

CM : Qu’avez-vous ? vous sentez –vous mal ?

En entendant sa voix, Oscar releva la tête, lui montrant ainsi, son regard embué de larmes et son visage trempé de ses pleurs. Doucement, il s’approcha d’elle et s’assit à ses côtés sur le lit avant de la prendre dans ses bras. Elle s’accrocha désespérément à lui en éclatant en sanglots.

CM : Calmez-vous belle Oscar. Je suis là, tout près de vous.

Elle pleura longtemps. Pas un instant le comte ne la lâcha, il la garda serré contre lui afin de l’apaiser. Lorsque ses dernières larmes quittèrent ses yeux, Oscar resta contre Antoine. Sur le visage de la jeune femme, on put lire un mince sourire étira ses lèvres. Car enfin son cœur avait comprit : elle était tombée amoureuse de ce mystérieux chevalier masqué.

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 1:58

Chapitre 3 : Donnez-moi un soir…..

Quand il vit qu’elle était calmée, Antoine desserra son étreinte et la regarda.

CM :Vous allez mieux ?

OJ : Oui…..pardonnez-moi…..

CM : Ne vous inquiétez pas, ce n’est rien. Lorsque je ne vous ai vu descendre, j’ai tout de suite sentit que quelque chose n’allait pas.

OJ : C’est vrai…..mais je vais mieux maintenant…merci encore….

CM : Je vous en prie. Je ferai n’importe quoi pour vous voir sourire.

Devenue plus sensible à ses paroles de part ses nouveaux sentiments, Oscar rougit et détourna la tête. Le comte comprit son embarras et se leva. Elle fut un peu déçue de quitter ses bras, mais sa déception fut vite remplacée par de la surprise :

CM : Je sais que comme vous allez mieux, vous allez bientôt repartir chez vous. Mais je ne veux pas vous quitter ainsi. C’est pourquoi j’aimerais que vous soyez ma cavalière au bal du marquis de Monceau ce soir. Je pourrais ainsi voir qui vous êtes en réalité.

Le moment de surprise passé, Oscar se mit à réfléchir.

Aller avec lui au bal ? Pouvoir danser dans ses bras et lui montrer qui je suis réellement ? Je ne connais pas le marquis de Monceau, je pourrais donc être libre de mes mouvements.

Le comte la regardait en souriant, observant les émotions qui se jouaient sur le visage de la jeune femme. Elle se décida à rompre le silence.

OJ : J’accepte….je serai votre cavalière pour le bal de ce soir…dit elle en se levant.

Le comte s’avança vers elle, toujours avec un sourire tendre, prit sa main et y déposa un baiser.

CM : Je suis heureux de l’honneur que vous me faites. Je vous attends pour aller galoper. Rejoignez-moi dehors.

Il sortit. Oscar observa quelques instants la main qu’il avait embrassé, puis descendit le rejoindre dehors. Ils passèrent la journée près du lac de la propriété, le midi ils pique-niquèrent et le soir, ils rentrèrent au manoir vers 20H00.

CM : Retrouvons-nous au salon dans une demi-heure, cela vous convient-il ?

OJ : C’est parfait ! A tout à l’heure.

Oscar monta jusqu’à sa chambre. Lorsqu’elle y pénétra, elle ne put retenir un cri de surprise : sur le lit, une magnifique robe de soie bleue saphir était posée. Une ceinture de perles nacrées blanches entourait la taille. Sur la coiffeuse, un diadème, un collier et des boucles-d’oreilles en saphir. Oscar était émerveillée : cette parure avait dû coûter une fortune au comte. Une jeune domestique arriva.

D : Mademoiselle Oscar, je vais vous aider à vous préparer.

OJ : Je vous remercie.

Une fois la robe enfilée, la jeune servante releva les cheveux d’Oscar en un chignon d’où elle laissa s’échapper quelques mèches folles. Elle posa le diadème sur sa tête et lui mit les bijoux. Oscar eut du mal à se reconnaître. Le comte apprécierait-il ? Anxieuse, elle descendit doucement les grandes marches avant de se rendre au salon où Antoine l’attendait. Il portait une veste bleue nuit, brodée de dorures, un pantalon blanc et des bottes noires. Elle le détailla quelques temps, le trouvant très séduisant. Oscar entra finalement dans la pièce. Un doux sourire s’étira sur le visage du comte. Il s’avança vers elle et lui fit un baise-main.

CM : Je suis sur que même Aphrodite doit vous envier.

Oscar rougit sous le compliment. Le jeune homme lui présenta son bras, qu’elle prit, et ils montèrent dans le carrosse. Quelques minutes plus tard, ils arrivaient devant la demeure du Marquis de Monceau.

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 1:59

Chapitre 4 : Ce soir de bal….

Le comte aida Oscar à descendre du carrosse. Arrivée devant le demeure, Oscar eut peur. Elle allait se montrer en femme pour la toute première fois de sa vie. Ses doigts se crispèrent sur le bras du comte. Ce dernier le sentit et lui adressa un sourire rassurant en posant sa main sur la sienne.

CM : N’ayez pas peur. Je resterais près de vous.

Oscar lui adressa un sourire de reconnaissance et commença à avancer avant d’être arrêtée par Antoine.

CM : Attendez un moment, il sortit un masque d’or de sa poche et le posa sur le visage d’Oscar, c’est un bal masqué !

OJ : Je vois que vous avez pensé à tout pour ne pas être obligé de me montrer votre visage.

CM :C’est exactement cela ! Nous y allons ?

OJ : Oui…..allons-y !

Ils arrivèrent dans la grande salle illuminée par des lustres de cristal et d’or. Le silence se fit dès leur entrée. Tous admirèrent ce couple féerique, sortit de leur rêves les plus beaux. Oscar était nerveuse. D’un sourire, Antoine la rassura et elle lui sourit en retour. Ils s’avancèrent vers la piste, une fois au centre, Antoine s’inclina devant Oscar.

CM : M’accorderez-vous cette danse ?

OJ ( voix douce) : Avec plaisir….

Elle posa sa mains dans la sienne, il se releva et entoura sa taille de son bras et rapprocha leurs deux corps. Oscar rougit légèrement en baissant la tête et ils entamèrent une valse très douce. Les autres invités qui étaient restés muets devant tant de beauté, recommencèrent à danser en jetant quelques coup d’œil au couple.

CM : Tous sont charmés par votre beauté.

OJ : Vous êtes très bien….vous aussi….

Le comte resserra son étreinte et colla leur deux corps, il lui murmura à l’oreille :

CM : Je ne cessais de penser à vous durant votre convalescence. Je rêvais de vous tenir dans mes bras.

Oscar rougit encore plus et baissa son regard, gênée. Toujours en murmurant, le comte s’adressa à elle :

CM : vous êtes un peu rouge, il fait une chaleur étouffante. Venez, allons sur le balcon.

Docilement, Oscar le suivit, heureuse de pouvoir lui masquer son trouble. Elle ôta son masque, une fois qu’elle fut sûre d’être seule avec le comte. L’air frais fit disparaître la rougeur de son visage. Elle ferma les yeux, se laissant enivrer par le parfum de la nuit. Soudain, elle sentit deux bras encercler sa taille et l’attirer contre un torse musclé. Elle n’esquissa pas un geste de résistance. Ses joues reprirent une teinte rosée lorsqu’elle comprit qu’elle était contre le comte. Elle laissa aller sa tête contre son épaule, profitant de ce moment volé. Il posa ses lèvres sur sa nuque et l’embrassa. Oscar frissonna à ce contact. Elle pencha sa tête en arrière, lui offrant son cou. Il remonta ses baisers brûlants le long de sa nuque, arrivé à sa joue, il s’arrêta. Ses mains quittèrent sa taille pour se poser sur ses épaules afin de la retourner. Oscar avait ouvert les yeux et fixait maintenant le visage aimé. Le comte passa ses bras autour de la taille gracile de sa compagne et l’attira à lui. Ses cils papillonnèrent quelques instants, puis elle les ferma en sentant une bouche chaude se poser sur la sienne. Elle leva ses bras et les noua autour du cou de son ami, son corps se collant un peu plus contre le sien. Elle sentit ses lèvres s’ouvrir pour laisser libre court à une langue qui se faisait tour à tour caressante et passionnée. Oscar se laissa aller entre les bras forts du comte. Il quitta lentement ses lèvres et la regarda tendrement avant de murmurer à son oreille :

CM : Rentrons…….nous serons mieux…

OJ : Oui…..

C’est tout ce dont elle fut capable. Elle était encore ailleurs, à rêver de ses bras. Ils rentrèrent à Montespan. Dans le carrosse, Oscar resta dans les bras du comte. Une demi-heure plus tard, ils arrivaient à destination.

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 1:59

Chapitre 5 : Mon amant secret

Antoine aida Oscar à descendre du carrosse. Celle-ci n’osait esquisser un geste.

CM : Venez, n’ayez pas peur, dit il d’une voix tendre.

Il lui tendit la main pour la guider. Elle y posa la sienne et le laissa l’amener jusqu’à la chambre qu’elle occupait. Il ouvrit la porte et lui céda le passage. Timidement, elle entra dans cette pièce qu’elle trouva soudain si grande, si intime…..Elle le vit refermer la porte et s’avancer vers elle. Il retira sa veste, qu’il posa sur une chaise avant de s’approcher d’elle et de l’enlacer pour l’attirer à lui. Elle rougit en posant ses mains sur sa poitrine. Elle ne s’était jamais rendue compte qu’il était si musclé. Le comte lui sourit et la regarda :

CM : Vous êtes si belle…..je crois que même lorsque je vous ai vue endormie telle un nage vous n’aviez pas tant de grâce.

OJ : Mer….merci

CM (percevant sa gêne) : Oscar…..si vous ne voulez pas que je reste, il suffit de me le dire….jamais je ne vous forcerai à quoique se soit…

Oscar resta silencieuse, réfléchissant elle-même à la portée de ses gestes. Le comte desserra son étreinte et voulu sortir. Mais à peine eut-il esquissé le geste se retourner qu’elle agrippa son bras d’une main.

OJ : non ! Ne partez pas !….s’il vous plaît..

Il se retourna doucement et la regarda.

CM : En êtes-vous sûre ?

OJ : Oui….je vous en prie…..prenez moi dans vos bras, murmura t’elle.

Antoine la prit doucement dans ses bras et fixa son regard au sien. Lentement, il approcha son visage de celui de la jeune femme. Elle sentit cœur battre un peu plus fort. Mais il suspendit ses lèvres à quelques millimètres de celles d’Oscar. Toujours en la regardant dans les yeux, il murmura :

CM : Je vous aime douce Oscar, je vous aime.

Elle sentit son cœur faire un bon dans sa poitrine et sa gorge se nouer d’émotion.

OJ : Moi aussi…je vous aime…

En souriant, il posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Oscar passa une main autour de son sou tandis que l’autre se perdait dans la sombre chevelure de son ami. Le baiser devint plus passionné, Oscar sentit du feu courir le long de ses veines. Le comte retira son masque en continuant de l’embrasser. Hélas, la pièce étant plongée dans la pénombre, Oscar ne put voir son visage. Ses baisers dérivèrent dans son cou, pendant qu’elle commençait à déboutonner sa chemise.

!!!WARNING !!!SCENE TORRIDE !!!

Le comte porta Oscar dans ses bras pour la déposer doucement sur le grand lit à baldaquin. Il fit lentement glisser sa robe jusqu’à sa taille, dévoilant ainsi son buste d’albâtre. Oscar rougit par pudeur, mais ne tenta pas de se dérober à son regard.

CM :Vous êtes si belle…

Il reprit tendrement ses lèvres, puis laissa sa bouche dériver dans son cou pour finalement aller embrasser sa poitrine. Oscar gémit et renversa sa tête en arrière, s’offrant entièrement à lui. Elle sentit ses mains répondre à ses caresses en se glissant sous sa chemise pour découvrir chaque muscle de cet homme avant de l’ôter pour la laisser au sol. Elle le sentit frissonner sous ses doigts, elle prit de l’assurance au fil des caresses. Antoine laissa sa main glisser sous la robe d’Oscar pour caresser doucement ses cuisses, alors que son autre main caressait son dos et que sa bouche embrassait religieusement sa peau dénudée. La jeune femme se cambrait et gémissait sous les mains expertes de son amant. Jamais elle n’avait ressentit des sensations si profondes. Son partenaire continua doucement la descente de ses doigts sur ses jambes pour arriver au cœur de sa féminité qu‘il effleura. Sous ce déluge de plaisir, Oscar ne put retenir un cri de plaisir et rapprocha son corps du sien. Sentant la peau brûlante de sa compagne contre la sienne, Antoine perdit tout contrôle. Il retira sa main de sous ses jupes et arracha plus qu’il n’ôta la robe de son amie, dévoilant ainsi son corps de déesse. Oscar frissonna en voyant la fougue de son amant. Elle détacha les lacets qui retenaient encore son pantalon et lui retira d’un geste sec pour le laisser au sol. Elle l’attira aussitôt à elle, le poids de son corps sur le sien l’électrisa. Elle n’y tint plus.

OJ ( d’une voix altérée) : Antoine……viens….

Et parce que lui aussi sentait son corps le brûler, il s’allongea délicatement près d’elle et la prit doucement. Oscar se raidit en sentant une légère douleur puis elle se détendit en sentant son amant bouger en elle. Lorsqu’elle sentit que le plaisir allait déferler en elle, elle s’agrippa aux épaules musclées de son amant. Ils atteignirent le bonheur en même temps et retombèrent épuisés contre les oreillers. Elle regarda le comte en souriant. Antoine lui aussi souriait, il la prit dans ses bras et elle se blottit contre son torse.

CM : Jamais je n’ai ressentit cela…

OJ (émue) : Moi non plus……je vous aime comte…..

CM : Moi aussi ma douce…..

Il posa ses lèvres sur les siennes et tout deux s’endormirent, songeant à leur bonheur. Mais le destin en décidait autrement…..

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 2:00

Chapitre 6 : Déchirement

Au matin, la jeune servante qui avait aidé Oscar à s’habiller la veille vint justement la réveiller. Elle entra sans bruit dans la chambre et retint un cri de surprise lorsqu’elle vit que le comte était dans le lit de la demoiselle. Il était adossé au montant du lit et tenait Oscar, qui dormait blottie contre lui, dans ses bras. Les draps les couvraient tout deux jusqu’à la taille mais le buste d’Oscar était presque entièrement caché par les bras du comte. Devant ce tableau divin, la jeune domestique en eut les larmes aux yeux, elle s’inclina doucement devant le comte pour prendre congé. Il lui répondit par un sourire et un signe de tête. Elle quitta silencieusement de la pièce. Peu avant l’aube, le comte avait prit soin de remettre son masque sur son visage pour ne pas qu’elle le voit. Il vit son amante ouvrir ses yeux et la sentit bouger. La première chose que vit Oscar fut le visage du comte penché au-dessus d’elle. Elle lui rendit son sourire et il posa tendrement ses lèvres sur les siennes. La jeune femme passa ses bras autour de son cou pendant que l’homme entourait son buste. Il se détacha d’elle un long moment plus tard.

CM : Vous avez bien dormi ?

OJ (rêveuse) : Oui…..puisque j’étais dans vos bras.

CM : Moi aussi j’étais heureux, depuis longtemps je rêvais de vous aimer….

OJ : Et dire que je voulais fermer mon cœur à jamais….

CM : Maintenant vous ne le pourrez plus, je serai là pour empêcher qu’une telle chose arrive.

OJ : Oui, nous ne nous quitterons plus.

Le comte la regarda, le moment était venu.

CM : si, hélas, nous allons devoir nous quitter.

OJ ( inquiète) : Comment ? Mais pourquoi ?
CM : vous êtes guérie maintenant, il faut que vous rentriez à Jarjayes, chez vos parents. De plus, vous avez des responsabilités dans la Garde Royale.

Oscar se blottit contre lui, cachant son visage et ses larmes dans son cou.

OJ (sanglotant) : Non……Non je ne veux pas……vous quitter…..je…..je vous aime….tellement… ;

Antoine la serra très fort contre lui en caressant sa chevelure d’or.

CM : Mon amour…..il le faut….vous avez des responsabilités très importantes à la cour et que dirait votre père si il l’apprenait ? Vous seriez en danger. Il faut que vous rentriez chez vous, mais je vais vous faire une promesse.

OJ : La….Laquelle ?

Il la dégagea de lui et la regarda dans les yeux.

CM : Dans très peu de temps, nous allons nous revoir après votre départ, je vous le jure. Alors ? rentrerez vous ?

Oscar réfléchir, il avait raison, en restant près de lui, elle était en danger, mais elle l’aimait si fort….

OJ : Si vous promettez de tenir votre parole, alors je….je …..je rentre.

Oscar éclata en sanglots et s’accrocha à lui. Antoine caressa doucement son dos pour calmer ce corps secoué de violents spasmes. Ses mots, qui peuvent paraître simple à prononcer, Oscar les avaient dit, mais il lui avait fallu rassembler tout son courage pour le faire. Mais malgré tout, ses nerfs avaient lâchés. Elle ne voulait pas partir. Elle aurait voulu rester avec lui, dans ses bras. Mais hélas, la réalité devait reprendre ses droits. Elle se calma peu à peu, ses larmes s’épuisèrent. Il caressa avec douceur ses cheveux et embrassa ses yeux pour sécher ses dernières larmes. Puis il la regarda.

CM : Vous partirez tout à l’heure, je en veut pas que nous ayons des adieux déchirants alors que nous allons nous revoir dans peu de temps.

OJ : Très….Très bien…murmura t’elle.

CM : Je vais vous laisser vous habiller, rejoignez-moi en bas, un carrosse sera là.

Oscar acquiessa. Il la prit dans ses bras et l’embrassa langoureusement. Elle passa ses bras autour de son cou pour s’approcher de lui. Longtemps, ils restèrent enlacés. Puis, le comte se détacha d’elle, se rhabilla et sortit. Oscar ressemblait à un automate. Elle s’habilla machinalement, se donna un coup de brosse rapide et descendit le rejoindre dans l’entrée. Elle avança lentement, arriva près de lui et resta immobile, les yeux embués.

CM : Il faut y aller.

Oscar sentit sa gorge se nouer violemment, elle devait partir avant de craquer. Elle commença à courir vers le carrosse lorsque soudainement, elle sentit une main se refermer sur son poignet et l’attirer vers lui. Le comte ne voulait pas la laisser partir ainsi. Il l’attrapa alors qu’elle s’enfuyait et la ramena contre lui. Il déposa doucement sa bouche contre ses lèvres tremblantes. Elle noua aussitôt ses bras autour de son cou pour le sentir plus près d’elle, son corps se moulant au sien. Elle gouttait le sel de ses propres larmes qui tombaient sur ses lèvres. Aussi soudainement qu’elles s’étaient rencontrées, leurs bouches se séparèrent. Le comte fixa son regard aux yeux saphir d’Oscar. Il caressa sa joue et essuya une larme.

CM : Au revoir mon amour.

Ses larmes redoublèrent, Oscar se détourna et courut aussi vite qu’elle le put jusqu’au carrosse. Elle monta à l’intérieur et hurla au cocher de partir. La carrosse s’ébranla et partit, séparant ainsi nos deux amants….

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 2:00

Chapitre 7 : Retour à la maison

Le voyage dura quelques heures, il parut une éternité à Oscar. Elle n’avait cessé de pleurer tout au long du trajet, pensant sans cesse à son chevalier masqué. Lorsque le carrosse arriva en vue de Jarjayes, Oscar essuya ses larmes et remit de l’ordre dans sa tenue. Tout le monde était là et l’attendait : Mr et Mme Jarjayes, Grand-mère ainsi qu’André. Elle descendit du carrosse et avança vers eux d’une démarche militaire, le dos droit, le visage impassible.

GJ : Je suis heureux de vous revoir Oscar. Comment vous portez-vous ?

OJ : Beaucoup mieux père, je suis entièrement rétabli.

MJ : Nous étions très inquiets à votre sujet. Lorsque nous avons appris que vous étiez malade, j’ai eu la peur de ma vie.

GM : Mais heureusement, le comte de Montespan vous a recueillie et soignée.

Au souvenir de son amour, le regard d’Oscar se voilà, mais son visage resta impassible.

OJ : Oui, il a été très aimable….

GM : Le voyage a dû te fatiguer, tu devrais aller te reposer un peu, André va t’apporter un chocolat chaud.

OJ : J’y vais Grand-mère.

Elle salua ses parents et en passant devant André, lui adressa son plus beau sourire auquel il répondit. Entre eux, les mots étaient inutiles, ils se comprenaient en un regard, un sourire. Elle monta silencieusement dans sa chambre et s’allongea sur son lit. Ses pensées s’évadèrent…..Que faisait le comte ?…….Pensait-il à elle ?….André entra, coupant court à ses pensées. Il posa la tasse de chocolat sur la petite table de chevet et s’assit près d’elle sur le lit.

AG : Alors ? comment ça s’est passé ?

OJ : Oh plutôt bien, j’ai eu des vacances gratuites, ça repose…
AG : Tu le méritais bien ! tu travaille beaucoup trop à la Garde !

OJ : Je suis colonel ! J’ai des devoirs envers la couronne.

AG : Oui oui oui ……en attendant repose toi, tu dois être épuisée….

Il remonta les draps sur elle et tira les rideaux. Elle lui sourit et le remercia. André lui fit un magnifique sourire et sortit sans bruit. Oscar s’endormit, avec dans ses rêves, le visage du comte de Montespan.

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 2:00

Chapitre 8 : Trouble


Lorsque Oscar se réveilla le lendemain, elle eut envie de se défouler. Elle s’habilla d’une chemise blanche, d’un pantalon marron et enfila ses bottes. La jeune femme descendit dans le hall et se dirigea dans la cuisine où elle trouva Grand-Mère.

GM : Alors ma petite Oscar, tu as bien dormi ?

OJ : Oui, je me ses reposée. André est là ?

GM : Oui, il est à l’écurie et s’occupe des cheveux.

Oscar bu rapidement un chocolat et sortit vers l’écurie. Elle arriva devant la grange. C’était une chaude matinée d’été, le soleil chauffait l’écurie comme une étuve. Mais cela, Oscar l’ignorait. C’est donc innocemment qu’elle entra dans la grange.

OJ : Bonjour André, que dirais-tu de….

Oscar resta paralysée sur le pas de la porte, incapable de prononcer un mot. André était bien là, mais avec la chaleur ambiante, il avait retiré sa chemise et était torse nu. Il était de dos et était occupé à panser son cheval. Oscar pouvait distinguer chaque muscles de son dos, quelques gouttes de sueur coulaient sur sa peau. Oscar sentit soudain son corps devenir brûlant, des pensées impures se bousculaient dans son esprit.
Mais la voix de son ami lui fit retrouver la raison.

AG : Oui Oscar ? Tu voulais quelque chose ?

OJ (rougissant violemment) : Euh….oui….euh…voudrais tu faire un petit duel à l’épée ?

AG : Oui, pourquoi pas…Mais tu es toute rouge, ça ne va pas ?

Oscar était paralysée, André s’était approchée d’elle et se tenait à présent à ses côtés. Elle ne pouvait que le regarder sans un mot.

AG : Oscar ?

OJ (sortant de sa rêverie) : Oui….rejoins-moi dehors !

Elle s’enfuit en courant vers le jardin, André la regardant sans comprendre.

AG : Elle est bien étrange aujourd’hui….

Il rentra dans l’écurie pour finir de s’occuper des chevaux. Pendant ce temps, Oscar s’était arrêté près d’un chêne et reprenait son souffle.

OJ : Mais qu’est ce qui m’arrive …..Je n’ai jamais eu de telles idées…….surtout envers André !!

Elle resta là, attendant André pour leur duel. Il arriva 10 min plus tard, une épée à la main. Oscar eut un soupir de soulagement en voyant qu’André avait remit sa chemise, elle ne serait plus déconcentrée.

AG : Alors Oscar, tu es prête ?

OJ : Prête !

Ils se mirent en position et le combat put commencer. Oscar se défendait toujours vivement, comme à son habitude. André était vif lui aussi. Tout deux retrouvaient leur complicité d’enfance. Ils retombèrent dans l’herbe fraîche épuisés.

OJ : Eh bien….Je t’ai rarement vu aussi combatif mon cher André.

AG : Je te renvoi le compliment ma chère !

Ils se sourirent. La vie était si simple quelques fois. La journée s’écoula doucement au rythme du vent frais de l’été qui faisait frissonner les feuilles des arbres. Mais le lendemain cachait d’autres surprises…..

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 2:01

Chapitre 9 : Moment de peine et secours opportun

Le lendemain, Oscar se réveilla, alla déjeuner sans entrain et retourna dans sa chambre. Elle y resta pour lire tout le matin. Grand-Mère lui apporta son repas pour le midi et ressortit aussitôt car elle avait à faire. Oscar picora plus qu’elle ne mangea. Elle se mit ensuite à sa fenêtre et observa le ciel bleu pâle.

OJ : Je le regardais souvent avec lui…..

Les larmes perlèrent à ses yeux. Elle se détourna et tomba à genoux près de son lit, cachant son visage dans ses draps. La crise qu’elle redoutait depuis son départ était arrivée. Elle avait beau feindre, son cœur ne pouvait se résoudre à oublier. De violents sanglots brisaient sa gorge et les pleurs mouillaient son visage.

OJ : Je n’en peux plus ! Je n’y arrive pas ! Je n’arrive pas à vous oublier ! Je revois sans cesse votre visage, votre sourire, je sens encore vos mains sur ma peau, vos lèvres sur les miennes…..Cette nui, nous nous sommes aimés avec tant de passion, d’amour….je n’arrive pas à vivre loin de vous, je vous en prie, venez vite me chercher….Antoine….

Oscar répéta doucement son nom, les larmes coulant inlassablement sur ses joues. André entra pour voir comment elle allait, puisqu’elle ne voulait pas sortir de sa chambre et la vit ainsi.

AG : Oscar ! Qu’est ce que tu as ?

André se précipita à ses côtés, s’agenouilla près d’elle et la prit délicatement dans ses bras. Oscar s’accrocha à lui en sanglotant, se blottissant contre lui. Il caressa tendrement son dos pour l’apaiser.

AG : Calme toi mon Oscar, calme toi je suis là.

Elle pleura longtemps, puis soudainement, ses larmes se tarirent, la laissant épuisée. André la berça doucement.

AG : Le comte de Girodelle est là, il vient de s’entretenir avec ton père et aimerait te parler.

OJ : Que me veut-il ?

AG : Je ne sais pas, mais cela à l’air important.

Oscar se leva, aidée d’André. Elle alla devant son miroir et essuya ses yeux. Ils étaient un peu rouge, mais on ne voyait presque rien. Elle descendit dans le hall. A cet endroit, André se dirigea vers les cuisines alors qu’Oscar alla dans le salon rencontrer le comte. Elle entra et referma la porte, le comte se leva immédiatement.

VG : Oscar ! Je suis heureux de vous voir !

OJ (Faussement souriante) : Moi également comte, on m’a dit que vous vouliez me voir ?

VG : En effet, j’ai une chose importante à vous demander.

OJ : Je vois, pouvons nous régler rapidement cette affaire ? Je suis un peu fatiguée…

VG : Je viens d’aller voir votre père, il vient de m’accorder votre main.

OJ :Comment??

VG (souriant et prenant sa main) : Oscar acceptez-vous de m’épouser ? Je vous rendrai heureuse, vous serez comblée je vous le promet.

OJ ( retirant sa main) : Girodelle……je suis désolée, mais c’est impossible. K’ai déjà donné mon cœur à un autre que vous.

Elle décida de clore cet entretien. Oscar se retourna et ouvrit la porte pour sortir. Mais le comte la referma violemment et l’agrippa par le bras, la plaquant contre un mur en la maintenant par les épaules.

VG : Votre père a accepté ma demande, vous êtes à présent ma fiancée, je ne vous laisserai pas partir!

OJ (tremblante) : Mais enfin….

Le comte plaqua ses lèvres sur les siennes pour la faire taire. Il l’attira contre lui et commença à parcourir son corps de ses mains. Oscar essaya de se débattre mais il était trop fort pour elle. Il arracha violemment un pan de sa chemise, dévoilant sa gorge et son épaule. Elle sentit des larmes couler sur ses joues. Elle se débattait toujours pour se soustraire à son étreinte mais n’arrivait pas à se dégager. Elle sentait avec dégoût ses mains toucher sa peau dénudée. Mais soudain, Oscar ne sentit plus le corps de Girodelle contre le sien. Elle ouvrit les yeux. Le comte était de l’autre côté de la pièce et se relevait péniblement, comme après une chute. La jeune femme ne mit pas longtemps à comprendre la raison de son état : le comte de Montespan avait envoyé le comte de Girodelle à l’opposé d’Oscar et s’était placé devant elle pour la protéger.

CM (voix froide) : Si je vous vois encore vous approcher d’elle, je vous jure que vous le regretterez.

VG : Elle est ma fiancée ! De quel droit vous mêlez vous de cela !

CM : Simplement parce que moi aussi j’aimerais demander sa main.

VG (rire mauvais) : Je doute fort que son père accepte. Il ne vous connaît pas aussi bien qu’il me connaît !

CM : Eh bien nous verrons ! J’aime Mademoiselle de Jarjayes et je ne la laisserais pas à un homme comme vous. Maintenant sortez, avant que je perde mon calme !

Girodelle, bien que furieux, sortit tout de même en entendant le ton menaçant du comte. Antoine et Oscar restèrent seuls. Il se tourna vers elle.

CM ( voix douce) : Oscar, vous allez bien ? Il ne vous a rien fait ?

Oscar resta muette. Il était là, devant elle, avec ce même sourire sur les lèvres, ce même visage tant de fois vu en rêve. Il y a quelques minutes encore, elle se désespérait de le revoir un jour. Et il arrivait juste à temps pour la sauver. Des larmes de joie, de bonheur et de soulagement s’échappaient de ses yeux.

OJ ( murmura) : Antoine….

Oscar se jeta dans ses bras en pleurant. Antoine referma ses bras autour d’elle et la serra à l’étouffer contre lui.

CM : Calmez vous, je suis là.

OJ (voix tremblante) : Je….j’ai eu si peur……et je….je voulais tellement…..vous revoir…..être près de vous…..

CM : Mais je suis là mon ange. Je vous avais promis de revenir. Et je ne vous laisserai plus jamais.

D’une main, il releva son doux visage. Oscar put coir qu’il avait encore son masque. Puis, il captura tendrement ses lèvres pour un baiser délicat. Elle passa ses bras autour de son cou et leurs corps se fondirent. Elle avait tant rêvé de cela ! Le destin les avaient enfin réunis…….

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 2:01

Chapitre 10 : Leur sort entre ses mains.

Longtemps, ils restèrent ainsi enlacés. Puis, Antoine descendit doucement ses lèvres vers son épaule et sa gorge nue. Oscar soupira doucement. Il s’arrêta et la regarda.

CM : Ce n’est pas un endroit très approprié je le crains….

OJ ( voix chaude) : Ma chambre n’est pas loin….

CM : Dans ce cas, je vous accompagne.

Il la prit dans ses bras et sortit du salon. Par chance, ils ne croisèrent personne et montèrent directement dans la chambre d’Oscar. Il l’allongea délicatement sur le lit et elle l’attira doucement à elle pour l’embrasser. Il lui répondit langoureusement avant de se détacher doucement d’elle.

CM : Non mon amour….avant je dois faire une chose des plus importante…..

OJ : Ah oui ? Mais quoi ?

CM : Demander votre main à votre père.

OJ : Comment ? Mais alors….

CM : Oscar, je ne peux vivre sans vous, voulez vous m’épouser ?

OJ : Antoine…..je….oh oui ! Oui, je veux vous épouser !

CM : Mon amour….

Il passa ses bras dans son dos pour l’attirer contre lui et l’embrassa à en perdre haleine. Elle s’agrippa à lui et répondit avec passion à son baiser. Ils se séparèrent quelques instants plus tard, essoufflés.

OJ : Je vais me changer……et nous irons voir mon père……

CM : Vous êtes sûre……..vous avez eu un choc et….

OJ : Je veux être près de vous….

Elle effleura ses lèvres d’un baiser. Antoine sourit, se releva et l’aida à en faire de même. Elle lui sourit et se dirigea vers son armoire, elle en sortit une chemise blanche et entreprit d’ôter celle qu’elle portait et qui était déchirée. Mais elle sentit soudain sa chemise s’ouvrir. Le comte était arrivé derrière elle et avait lui même ouvert sa chemise avant de lui ôter pour la laisser au sol. Oscar ne portait plus que ses bandes sur son buste. Antoine entoura sa taille de ses bras et embrassa son épaule. Elle sourit et alanguit son corps contre lui en renversant sa tête en arrière contre son épaule. Sa bouche embrassa son cou et descendit ensuite le long de sa gorge tandis que se mains nouaient plus étroitement son corps au sien.

CM : quel dommage d’être si pressé…….murmura t’il

Il remonta ses lèvres dans son cou, puis sur son visage. Oscar avait fermé les yeux et soupirait doucement sous ses exquises tortures. Antoine captura tendrement ses lèvres pour l’embrasser. Elle noua ses bras autour de son cou et lui répondit langoureusement. Il se détacha d’elle à regret en souriant.

CM : Nous devrions y aller. Sinon je ne réponds plus de mes actes.

OJ : Oui…..vous……vous avez raison….

Oscar enfila sa chemise et la ferma. Ils descendirent tout deux. Arrivés devant le bureau du général , le comte frappa. Une voix froide leur dit d’entrer, ce qu’ils firent. Le général releva la tête et vit sa fille ainsi qu’un autre homme.

CM : Monsieur de Jarjayes, pardonnez-moi de vous déranger, je suis le comte Antoine de Montespan et j’aimerais m’entretenir avec vous d’une affaire très importante.

GJ : Bien, parlez comte, je suis prêt à vous écouter.
CM : Je vous demande la main de votre fille.

Oscar put voir le visage de son père se contracter à ses mots. Qu’elle allait être sa réaction ? Elle avait peur. Leur sort était désormais entre ses mains….

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 2:02

Chapitre 11 : Quand l’honneur bafoue l’amour.

Les minutes s’écoulaient. Oscar tremblait mais intérieurement, car à l’extérieur, elle restait impassible. Finalement, le général prit la parole.

GJ : C’est non !

CM : Comment ? Mais pour quelle raison ?

GJ : bien que rien ne me force à vous répondre, je vais tout de même vous expliquer mon refus. C’est fort simple : j’ai déjà accordé la main de ma fille au comte de Girodelle.

CM : Si je ne me trompe pas, le comte et moi-même possédons le même rang social, pourquoi le privilégier ?

GJ ( souriant) : J’ai conclu un accord avec Monsieur de Girodelle : si Oscar met au monde un fils, il portera le nom des Jarjayes et j’aurai ainsi un héritier.

CM : Je vois. Mais je tiens moi aussi à votre fille et je n’ai pas l’intention de la laisser au premier venu !

GJ ( avec un sourire en coin) : Nous allons peut-être pouvoir nous entendre….Si vous acceptez que votre fils porte mon nom nous…

OJ : NON !

Les deux hommes regardèrent Oscar. Elle avait les poings serrés et ses yeux flamboyaient.

GJ : Oscar….

OJ : Mes enfants porteront le nom de l’homme qui sera mon époux ! Est ce clair ?

GJ : Silence ! Cela ne vous regarde pas !

OJ : Il s’agit de mon mariage et de ma vie ! Vous m’avez volé mon adolescence, ma jeunesse, je ne vous laisserez plus diriger ma vie comme vous l’entendez, je ne suis pas votre poupée !

Les larmes aux yeux, elle s’enfuit à toutes jambes hors de la pièce. Antoine regarda le général d’un œil noir.

CM : Je vois que vous êtes fier de ce que vous avez fait !

GJ ( énervé) : Oscar épousera Girodelle, un point c’est tout !

CM : C’est ce que nous verrons.

Sans rien ajouter, Antoine courut hors de la pièce à la poursuite d’Oscar. Cette dernière courait toujours et était arrivé près de l’étang. C’est à cet endroit qu’Antoine réussit à la rattraper. Il attrapa son bras et lui fit face. Aussitôt, il referma ses bras autour d’elle.

OJ : Lâchez-moi !

Oscar se débattait, frappant de ses poings sur la poitrine de l’homme. Mais le comte ne la lâcha pas. Il ne la laisserait pas seule dans ce moment de peine. Elle frappait toujours, à l’aveugle. Les larmes brouillant sa vue. Puis, soudainement, elle s’effondra en pleurs contre lui. Il la serra tendrement contre lui pour l’apaiser.

CM : Chuttt. Calmez-vous, ce n’est rien.

OJ : Ne me laissez pas……..ne partez pas….

CM : Non, jamais. Jamais je ne vous laisserai. Je vous jure que vous ne l’épouserez pas. Dès demain j’irai à Versailles pour demander le soutien de la Reine.

Oscar acquiesça, incapable de parler. Il releva son visage inondé de pleurs et effleura ses lèvres des siennes avant de l’embrasser. Elle se serra contre lui. Antoine se détacha doucement d’elle et Oscar cacha son visage dans son cou. Ils restèrent enlacés sans un mot. Un vent se leva soudain. Le vent du changement……mais lequel ?

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 2:04

Chapitre 12 : Unis malgré tout.

CM : Venez, la nuit tombe, il faut rentrer.

Oscar acquiesça et le suivit docilement. Ils rentrèrent à Jarjayes. Dès qu’ils arrivèrent dans le hall, Oscar eut peur.

OJ : Vous restez dormri ici ? N’est ce pas ?

CM ( en souriant) : J’en serais ravi mais je crains que votre père n’apprécie pas. Je vais devoir repartir.

Oscar sentit de nouvelles larmes monter à ses yeux. Elle se réfugia contre lui.

OJ : Non…pas encore….peu m’importe ce qu’il dira, tout ce que je désire c’est être à vos côtés……je ne veux plus être séparée de vous….

Antoine la serra contre lui et enfouit son visage dans sa chevelure.

CM (murmure) : Mon amour…..chaque secondes loin de vous me brise le cœur……c’est une douleur constante……elle ne me laisse aucun répit……..dès que vous vous éloignez…..le vide se fait dans mon cœur et il ne peut se combler qu par votre présence…..mais je ne veux pas que par ma faute le général s’en prenne à vous…..je ne le supporterai pas…

Oscar recommença à verser des larmes, que la vie pouvait être cruelle ! Mais cette fois, elle ne le quittera plus ! Ses mains accrochèrent sa chemise et elle se colla contre lui.

OJ : Non, je ne vous laisserai pas partir. Si vous me quittez encore, je n’y survivrai pas. Je vous en supplie….ne m’abandonnez pas….

Antoine, en sentant son corps trembler, resserra son étreinte autour d’elle. Elle releva son visage vers lui et fixa son regard au sien.

OJ : Ne me laissez pas…

CM (comme hypnotisé par son regard) : O….Oscar

Oscar approcha lentement son visage du sien. Antoine savait qu’il aurait dû résister et se reculer à cet instant mais il demeura immobile. La jeune femme effleura ses lèvres des siennes et s’écarta légèrement, avant de coller délicatement sa bouche à la sienne. Le jeune homme ne résista pas et passa ses mains dans son dos. Il lui rendit doucement son baiser. Oscar avait gagné. Antoine restera près d’elle. Mais soudain, une voix les fit se séparer.

GJ ( furieux) : OSCAR ! Fille indigne ! Qu’osez-vous faire avec cet homme alors que vous êtes fiancée !

Oscar se retourna et vit son père plus furieux que jamais. Mais elle ne se laisserai pas faire ! Elle se détacha de l’homme et s’avança vers son père, le regard froid. Elle s’arrêta à quelques pas de lui.

OJ ( voix froide) : Je suis peut-être fiancée mais ce n’est pas avec le comte de Girodelle. Celui que mon cœur à choisi est Antoine de Montespan ! Et personne, vous entendez personne ! ne me forcera à épouser quelqu’un d’autre que lui.

GJ : Espèce de petite insolente !

Le général était maintenant hors de lui. Il le va la main pour la gifler. Oscar ayant vu son geste avait placé ses bras devant son visage. Mais rien ne vint. Elle ouvrit les yeux et vit Antoine qui maintenait le bras de son père, l’arrêtant et l’empêchant de la frapper.

CM (menaçant) : Touchez encore un seul cheveu d’elle et je vous jure que je vous le ferai payer très cher !

GJ : Petit avorton ! Vous n’avez pas à vous mêler de cela ! Elle est ma fille !

CM : Ce n’est pas parce qu’elle est votre fille que vous pouvez la frapper à votre guise ! Et dorénavant, sachez qu’elle est ma fiancée et ma future femme. Ai-je été assez clair ?

Le général était abasourdi. Comment cet homme osait-il contredire ses ordres ! Il se dégagea de l’emprise du comte.

GJ : Je ne vous laisserai pas l’épouser. Je vous en empêcherai !

Il fit volte-face et s’éloigna. Antoine et Oscar le vire disparaître en haut des marches. Antoine se tourna vers elle et lui ouvrit ses bras en souriant. Oscar lui rendit son sourire et alla se blottir dans ses bras.

OJ : Merci….

CM : Je n’allais pas le laisser vous frapper son intervenir.

Elle lui sourit et ils s’embrassèrent.

OJ : Je vais vous montrer cotre chambre.

CM : D’accord, mais je veux qu’elle soit à côté de la vôtre si jamais votre père revenait.

Elle acquiesça et ils montèrent à l’étage. Oscar lui montra la chambre voisine à la sienne.

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 2:04

Chapitre 13 : Un instant de bonheur pour finir dans le malheur.

Tout était silencieux dans le manoir des Jarjayes. L’horloge indiquait minuit. Les cendres de la cheminée étaient froide. Tout semblait paisible. Mais si l’on montait quelques marches et que l’on s’arrêtait devant l’une des chambres, on entendait de petits sanglots. Et si l’on pénétrait dans cette pièce et que l’on traversait le boudoir, on pouvait voir une forme trembler doucement sur le grand lit. Une jeune femme pleurait. Elle était allongée sur le ventre, la tête enfouit dans son oreiller, ses bras encadrant sa tête, ses cheveux blonds tombant le long de ceux-ci. Son corps se secouait au rythme de ses sanglots. La porte s’ouvrit doucement et une ombre pénétra dans le boudoir. Elle se referma et le noir se fit de nouveau. L’ombre s’avança jusqu’au lit et posa sa main sur l’épaule de la frêle silhouette tremblante. Oscar tourna légèrement son visage vers la personne qui venait d’entrer. Dans la pénombre et à cause de ses larmes, elle ne vit que deux yeux brillants. Mais elle reconnut ce parfum, un parfum ambré, viril que lui seul portait.

OJ : Antoine…..

A son nom, l’homme s’assit sur le lit et écarta ses bras. Oscar se redressa et se blottit dans ses bras. Il caressa doucement ses cheveux et entoura sa taille d ’une main. Elle sanglotait doucement contre lui.

OJ : Je….je suis désolée…..de…

CM : Non, vous ne m’avez pas réveillé. Je ne vous ai pas entendu pleurer, mais j’ai senti au fond de moi que vous alliez mal. Vous pleurez parce que cela voys fait mal de voir que votre père vous traite comme un objet, une poupée et fait tout pour diriger votre destin et vous empêcher d’être heureuse.

OJ : Oh Antoine….

Elle s’accrocha à lui et cacha son visage dans son cou. Il la serra doucement contre lui et s’aperçu que son corps, voilé de la soie de la chemise de nuit qu’elle portait, se moulait parfaitement au sien. Oscar, après avoir calmé et séché ses larmes, se rendit compte qu’Antoine était torse nu. Elle sentit son corps répondre aussitôt à ce trouble en s’alanguissant contre lui. Elle releva doucement son visage vers lui et vit le désir briller dans ses yeux. Lentement, il se pencha vers elle et captura tendrement ses lèvres. Elle noua ses bras autour de son cou et s’allongea doucement sur le lit en l’attirant à elle. Il ne détacha pas ses lèvres des siennes et ses mains commencèrent à caresser le corps de la jeune femme, toujours au-dessus de ses vêtements. En la sentant frissonner, il se sépara de ses lèvres et la regarda.

CM : Je ne devrais pas…..vous êtes épuisée nerveusement……c’est indigne de moi…

OJ( murmure) : Non……prouvez-moi que vous m’aimez….que mon père ne nous séparera jamais……aimez-moi….

CM : Ma douce….

Il reprit ses lèvres et recommença ses caresses. Les mains d’Oscar glissaient sur le torse musclé de son amant. Antoine remonta ses mains jusqu’au haut de sa chemise de nuit et la fit lentement glisser le long de son corps. Elle se retrouva nue sous lui. Il couvrait son corps de caresses et de baisers enflammés tendant un peu plus le corps de sa maîtresse. Oscaer gémissait et soupirait de plaisir sous ses tortures. Elle dénoua le pantalon de son amant et lui retira. Elle colla son corps au sien en reprenant ses lèvres fiévreusement. Antoine la prit délicatement sans cesser d’embrasser son corps. Oscar entoura sa taille de ses jambes et s’agrippa à lui. Elle rejeta sa tête en arrière, s’offrant toute entière à ses baisers brûlants. Le plaisir atteint son plus haut sommet en même temps chez les deux amants. Ils retombèrent épuisés l’un près de l’autre. Antoine prit Oscar dans ses bras et tout deux s’endormirent.

Le matin les trouva enlacés. Antoine était allongé sur le dos, Oscar reposait sur son torse, les draps les couvrant presque entièrement. Ils dormaient paisiblement ne se doutant pas que le général venait d’entrer dans la pièce et les avaient surpris.

GJ :OSCAR !!!!!!!!

Les deux amants se réveillèrent en sursaut en entendant ce cri. Oscar eut peur en voyant son père, et remonta le drap sur eux en se serrant contre Antoine qui la serra dans ses bras.

GJ : Fille indigne ! Vous avez osé vous donner à cet homme alors que vous êtes fiancée !! Et sous mon toit !

OJ : Je me suis donnée à cet homme parce qu’il est mon fiancé !

GJ (rouge de colère) : Silence ! Votre époux sera le comte de Girodelle ! Et le mariage aura lieu aujourd’hui, je ne tolèrerazi plus vos manigances !

Il sortit de la chambre sans ajouter un mot. Antoine sortit du lit et s’habilla rapidement ( dans la nuit, il avait prit soin de remettre son masque).

OJ : Que faites-vous ?

CM : Je vais aller chercher la Reine, elle est la seule à pouvoir le raisonner et à empêcher ce mariage.

Oscar entoura son corps avec le drap et se leva pour se réfugier contre lui. Il la serra contre lui avant de capturer ses lèvres.

OJ : Revenez-vite.

CM : Je vous promets d’empêcher ce mariage, je fais aussi vite que possible.

Il l’embrassa une dernière fois et se dirigea vers la porte. Mais…..

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 2:04

Chapitre 14 : Parce que je l’aime

Mais il aperçut deux soldats entrer dans le boudoir. Il referma aussitôt la porte et rentra dans la chambre. Oscar s’interrogea.

OJ : Mais que se passe t’il ?

CM : Des gardes viennent d’entrer, ils veulent sûrement vous empêcher de vous échapper.

OJ : Ma fenêtre n’est pas haute, peut-être pourrez-vous passer par le balcon ?

CM : Essayons ! C’est notre seule chance !

Ils allèrent tout deux sur le balcon et Antoine constata qu’il pouvait aisément sauter à terre.

CM : Bon, c’est faisable. J’y vais !

OJ (retenant son bras, la voix émue) : Soyez prudent !

Il se tourna vers elle et releva doucement son visage. Des gouttes de cristal perlaient à ses cils. Il les essuya doucement et la regarda tendrement.

CM : Ne pleurez pas ma chérie….Je vais revenir avec la Reine et très bientôt, nous allons nous marier.

OJ : Oui….je l’espère…

CM : Faites moi confiance.

Il prit son menton entre ses doigts et captura ses lèvres. Elle posa ses mains sur sa poitrine et se serra contre lui. Il se détacha à regret d’elle.

CM : Il fat que je me dépêche ! Sinon il sera trop tard.

Il effleura une dernière fois ses lèvres et sauta du balcon pour atterrir au sol sur ses jambes. Il courut jusqu’aux écuries et elle le vit disparaître au galop par delà les grilles du manoir. Une larme coula sur sa joue.

OJ : Revenez-moi vite…..Antoine….

Elle entendit soudain du bruit derrière elle. Oscar resserra automatiquement son drap autour d’elle. Lorsqu’elle se retourna, son visage pâlit. Grand-Mère se tenait devant elle, avec plusieurs servantes et elles portaient un robe de mariée. Un sourire brillait sur le visage de la vieille femme.

GM : Oscar, il est temps de te préparer pour la cérémonie.

******************************************

Pendant ce temps, Antoine venait d’arriver à Versailles. Il se précipita jusqu’aux appartements de la Reine et demanda audience. Elle le reçue immédiatement. Il s’agenouilla et la salua.

MA : soyez le bienvenu comte. De quoi désirez-vous me parler ?

Antoine lui raconta toute l’histoire très rapidement : son amour pour Oscar, le acte entre Girodelle et le général, le mariage hâté, tout !

MA : Dieu du ciel ! Je vois que tout cela est fort triste, mais dites-moi, pourquoi tenir tant à elle alors qu’elle va être mariée ?

CM : Parce que je l’aime. Et qu’elle m’aime en retour.

Marie-antoinette sourit.

MA : Alors hâtons-nous ! Prévenez des soldats de la Garde. Nous allons à Jarjayes empêcher ce mariage !

CM : Merci Altesse !

Antoine sortit chercher les soldats. Une fois que tout fut près, ils partirent rapidement vers Jarjayes.

CM (pensée) : Tenez bon mon amour…J’arrive…..Tenez bon !

Mais le comte était loin de se douter de se qui se passait dans le manoir.

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La Rose Noire
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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 4 Juil - 2:05

Chapitre 15 : Sacrement amoureux.

Il en était même très loin, car dans sa chambre, Oscar était devenue une vraie furie. Lorsque Grand-Mère lui avait dit qu’elle devait se préparer, elle s’était précipitée de l’autre côté de la chambre pour tenter de sortir. Mais les servantes l’avaient rattrapée et avec bien du mal, elle lui avait fait prendre un bain et lui avait mise sa robe. Mais elle n’était ni coiffée, ni maquillée. Oscar griffait et mordait en se débattant autant qu’elle pouvait. La jeune femme voulait ainsi gagner du temps et retarder ce mariage pour laisser le temps au comte d’arriver avec la Reine. Elle courut se réfugier d’un côté de son lit alors que les servantes étaient de l’autre.

S : Je vous en prie mademoiselle ! Le temps presse ! Il faut vous préparer pour votre mariage !

OJ : Jamais ! Je préfère me tuer que de me donner à cet homme ! Je le hais !

Les portes de sa chambre s’ouvrirent soudain. Le général entra.

GJ : He bien Oscar, vous n’êtes pas encore prête ? Peu importe ! Nous n’avons plus le temps pour ces détails ! Venez, votre futur époux vous attend en bas dans le hall !

Il s’approcha d’elle et l’attrapa par le bras avant de l’entraîner de force hors de la chambre. Oscar essaya tant bien que mal de se débattre mais rien n’y fit.

OJ : Père lâchez-moi ! Jamais je ne l’épouserai vous entendez !

GJ : Silence ! Taisez-vous un peu au lieu de dire des sottises !

Ils arrivèrent au milieu des marches et Oscar ne put empêcher ses larmes de couler en voyant Girodelle à côté.

OJ : Il arrivera trop tard….Oh Antoine…..je vous aime tant….Pourquoi Dieu nous sépare t’il ainsi ?.....Vous m’aviez promis de revenir…..Antoine….pensa t’elle.

Les portes de l’entrée s’ouvrirent violement pour laisser entrer le comte de Montespan, la Reine Marie-Antoinette et des Gardes Royaux.

CM : Lâchez la immédiatement général ! Ce mariage n’aura pas lieu ! La Reine s’y oppose !

Surprit par cette arrivée soudaine, le général resta paralysé. Oscar sentit son cœur bondir dans sa poitrine quand elle le vit entrer. Elle se dégagea sans peine de l’emprise de son père et descendit les dernières marches en courant. Antoine, en la voyant venir vers lui, courut à son tour vers elle et la reçu dans ses bras. Il la serra aussitôt contre lui. Oscar se blottit contre son torse et nicha son visage dans son cou, pleurant et souriant en même temps.

OJ : Vous êtes revenu…..Antoine…vous êtes là….

CM : Je vos l’avais promis mon amour…..Personne d’autre que moi ne vous mènera à l’autel…

OJ : J’ai eu si peur tout à l’heure quand les servantes sont venues pour m’habiller et…quand plus tard mon père est entré pour me forcer à descendre.

CM : N’ayez plus peur, je suis là….

OJ : Oui….

Elle releva son visage en souriant et il posa ses lèvres sur les siennes. Oscar se laissa étreindre doucement en lui rendant son baiser. La Reine laissa couler quelques larmes devant ces deux jeunes gens. Oui, elle ferait tout pour les réunir ! Ils se séparèrent quelques instants plus tard mais seulement de quelques centimètres. Ils se regardèrent tendrement et Oscar posa sa tête contre sa poitrine. Les jeunes gens restèrent ainsi enlacés. Soudain, une voix se fit entendre.

Voix : Charmant tableau ! Hélas, il ne durera pas longtemps !

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