Poèsie d'aujourd'hui


 
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 Le jeu de l'amour et du hasard

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La Rose Noire
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MessageSujet: Le jeu de l'amour et du hasard   Mar 4 Juil - 2:06

Chapitre 1 : Les pensées d’une femme

En ce bel été 1773, Oscar venait d’apprendre une chose toute nouvelle pour elle : l’amour. En effet, la jeune femme allait sur ses 18 ans. Un âge où l’on devient adulte et où son corps de femme commençait à s’éveiller. Elle avait remarquée que depuis quelques temps, elle ne voyait plus André de la même façon. Des rougeurs apparaissaient sur son visage lorsqu’il lui souriait, ses mains tremblaient lorsqu’il lui parlait, et surtout son corps la brûlait quand il posait son regard émeraude sur elle. Avant, elle ne savait pas d’où venait ce trouble, puis elle avait du se rendre à l’évidence : Elle était tombée amoureuse de son meilleur ami. Mais un problème persistait : André ne l’aimait pas ! D’ailleurs, qui pourrait l’aimer ? Elle se comportait comme un homme, parlait et agissait comme tel. C’est sur ses mélancoliques pensées qu’elle sortit de sa chambre en ce beau jour d’été pour se rendre dans les jardins. Elle s’assit au bord de l’une des fontaine et regarda tristement l’eau claire. Les roses embaumaient, le rossignol chantait, tout ce jour respirait le bonheur. Sauf à quelques pas de là, où l’on apercevait cette déesse blonde, pauvre ange égaré, perdue dans les affres de son cœur. Ses pensées glissaient le long de l’eau pour enfin partir dans l’air, se transformant en un chant, le murmure du vent.



Mon dieu, tout cela est si soudain ! Comment est-ce possible ? Lorsque nous nous sommes vus pour la première fois, nous nous sommes reconnus et immédiatement l’amitié s’est nouée entre nous. Quelle belle époque insouciante ! tout était et me paraissait si simple au temps de notre enfance……Les jours s’écoulaient au son de nos rires ou de nos larmes. Mais à présent que nous avons grandis, mon cœur s’est lié au tien. Jamais je ne pourrais me séparer de toi ! Tu m’es devenu aussi vital que le soleil pour la rose qui s’épanouit. Tu es l’aura qui éclaire mes jours, la lune qui enchante mes nuits, l’ombre gardienne de mes pensées. Oh André, je t’aime tant….Je t’aime !



Des larmes commencèrent à couler de ses yeux. Jamais André ne l’aimerait et cet amour non-partagé la faisait souffrir, comme un poignard que l’on planterai dans son âme pour lui infliger cette douleur encore et encore. Elle laissait donc ses larmes glisser sur son visage et tomber lentement dans l’eau cristalline. Elle tomba finalement au sol, agenouillée contre la fontaine, les sanglots secouant son corps.

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La Rose Noire
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MessageSujet: Re: Le jeu de l'amour et du hasard   Mar 4 Juil - 2:07

Chapitre 2 : Les pensées d’un homme


En ce bel été 1773, André approchait de ses 19 ans. Et depuis plus de 10 ans, son amour pour sa Rose n’avait pas failli. Il l’aimait toujours autant sa belle Oscar. Il se leva tôt ce matin-là. Le soleil resplendissait en cette heureuse journée, mais dans son cœur, il faisait froid. Une douleur d’évidence lui déchirait l’âme. Il l’aimait. Oh oui, il l’aimait. Mais hélas, elle ne le voyait pas. Elle ne le voyait pas comme un homme, seulement comme un ami, un frère. Alors, lorsque son cœur lui faisait trop mal, il allait se réfugier dans les écuries où il parlait à ses amis : les chevaux. Mais quand il se leva ce matin-là, avant d’aller soulager son cœur, il voulut la voir, bel ange endormi sur un lit de dentelle fine comme un nuage. Mais il ne pouvait savoir que sa belle était dehors à pleurer. Il vit ainsi la chambre vide de toute présence. André s’approcha du lit et posa doucement sa main sur l’oreiller. Il laissa glisser ses doigts le long du tissu et ferma les yeux. Ses pensées partirent alors le long de cette soie, où il imaginait allongé le corps de sa déesse.


Oh mon ange ! Si tu savais quelle douleur mon cœur endure ! La première fois que je t’ai vue, mon regard s’est immédiatement perdu dans le tien, pour y rester prisonniers à jamais. J’aimerais encore n’être qu’un enfant, pour être aussi proche de toi que nous l’étions. Maintenant, je te sens si distante, si froide, mais je sais que ton cœur est passionné. Oh mon Oscar, tu es si belle. Ton père a fait de toi un enfant de Mars, mais pourtant, à mes yeux, tu es la digne fille d’Aphrodite. Malgré ton uniforme, je devine les courbes, si douces, de la femme qui sommeille en toi. Le moindre de tes gestes est empli de grâce et de douceur. Mes rêves ne sont peuplés que de toi. J’aimerais tant pouvoir t’aimer…..Oh mon amour…..si tu savais comme je te désire……Je t’aime Oscar……Je t’aime !



Ses larmes commencèrent à couler et tombèrent doucement sur les draps. Il resta là, immobile. Quittant lentement le pays des songes. L’Aube approchait. André essuya ses larmes et sortit de la chambre de sa Rose. Il descendit les grands escaliers de marbre blanc, traversa le hall et arriva dehors. Le soleil était levé et brillait de mille feux. Mais son âme, elle, s’éteignait. Il marcha dans la grande allée pour se rendre aux écuries, quand le vent lui porta une plainte, très douce, presque un murmura. Les larmes d’un cœur déchiré. André suivit cette voix qui devenait des sanglots. Et soudain, il la vit.

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MessageSujet: Re: Le jeu de l'amour et du hasard   Mar 4 Juil - 2:07

Chapitre 3 : Toi, que j’ai toujours aimé. (Version courte)


Et soudain, il la vit. Elle était là, appuyée contre la fontaine, pleurant toutes les larmes de son corps. Ses longs cheveux blonds tombants dans son dos, comme une rivière d’or. Son corps tremblant sous les spasmes de ses sanglots. Mais pourquoi pleurait-elle ? Qu’est ce qui lui apportait tant de peine ? Jamais il ne l’avait vu si affligée, si désespérée. Non, il ne comprenait pas. Sans bruit, il s’approcha dans les jardins, mais s’arrêta à quelques mètres d’elle. Il hésitait à lui parler, elle était si distante….il ne savait plus comment l’approcher. Mais la voir ainsi si faible, si désespérée, il n’y tint plus.

AG : Oscar ?

Elle ne l’avait pas entendu arriver. Trop perdue dans son désespoir et sa douleur. Elle revoyait son visage alors qu’il était près d’elle, qu’il lui souriait. Et cela lui faisait encore plus mal ! Il souriait à Oscar, son ami d’enfance, son frère. Mais il ignorait la vraie Oscar, la femme, dont le cœur souffrait mille tourments pour lui. Elle aurait tout donné, tout pour que rien qu’une fois, il la voit comme une femme, pas comme une sœur. Mais son destin était tracé : elle devait être soldat de la Garde Royale. C’est ainsi qu’elle c’était retrouvée esseulée, à pleurer son amour impossible. Lorsque tout à coup, elle entendit sa voix l’appeler, elle ne voulait pas y croire, pas maintenant. Pourtant, elle leva la tête.

OJ : André……

Il eut mal. Il vit la tristesse ravager son visage d’ange, ce visage qu’il voyait sourire si souvent. Mais pourquoi ? Pourquoi pleurait-elle ainsi ? Il sentit son cœur se serrer.

AG : Oscar…qu’est ce que tu as ?…..Pourquoi es tu si triste ?

Elle sentit que ses sanglots recommençaient, sans avoir eut le courage de retenir ses pas, elle se releva en chancelant et se précipita dans ses bras. Elle se jeta contre lui en pleurs. Il fut surprit de sa réaction. Mais referma ses bras autour d’elle pour la serrer contre lui. Elle se sentait bien dans ses bras, elle en avait tellement rêvé, même si ce n’était que pour quelques instants, elle voulait profiter de cet instant. Ses sanglots commencèrent à se tarirent, mais ses yeux versaient toujours des larmes.

AG : Oscar, je n’aime pas te voir ainsi, je t’en prie, dis moi ce qui en va pas. Je t’en conjure Oscar !

Elle resta un moment silencieuse, elle en avait assez de souffrir en silence. Elle lui avouerait son amour, même si elle le savait unique. Au moins, si il lui disait clairement qu’il ne l’aimait pas, peut-être arriverait elle à se faire une raison et à l’oublier. Elle se détacha doucement de lui et le regard dans les yeux, les siens étaient encore embués de larmes.

OJ : André…..Depuis….depuis que nous sommes enfant, je croyais qu’une profonde amitié me liait à toi, mais……mais j’éprouve plus que cela pour toi…..Je sais que…..mon destin me l’interdit…..mais…mais pourtant je t’aime !…….Chaque fois que tu es loin de moi……..chaque fois que je ne peux te voir, voir……ton sourire……ton regard…..je sens mon cœur se serrer….comme si je perdais une partie de moi !……Je sais……aussi que….Cet amour n’est pas partagé……mais je voulais que tu le sache…….et c’est pour cela…..que j’ai si mal…..

André était abasourdi par ce qu’il entendait, il n’osait y croire. Mais elle se dégagea soudain et voulu s’enfuit. Il captura un de ses poignets pour l’arrêter et elle le regarda sans comprendre.

AG : Tu te trompe Oscar !

Oscar ne comprenait pas, ses yeux était remplit de larmes, elles glissaient le long de sa peau pour finir au sol. André la ramena doucement lui pour la pendre à nouveau dans ses bras. Elle s’y blotti en se serrant contre lui. Il caressa sa chevelure d’or.

AG : Non Oscar....ne crois pas cela.....Moi aussi je souffre, de la même souffrance qu’est la tienne. Car moi aussi je croyais que l’amitié nous liait, mais l’amour l’a remplacé sans contrainte. Je souffrais de te voir si distante alors que j’aurai voulu te prendre dans mes bras, tu semblais si triste et je ne pouvais rien faire ! J’avais beau chercher je ne trouvais pas le moyen de ramener ce sourire que j’aimais tant sur tes lèvres. Je te regardais t’éloigner sans pouvoir te ramener auprès de moi. Mais je ne savais pas que toi aussi tu souffrais de cette même chose. Mais je t’aime Oscar, je t’aime de toute mon âme ! Je ne pourrais vivre sans contempler tes cheveux d’or, ton visage d’ange et tes yeux de saphir…Je t’aime !

Oscar pleurait à présent de joie. André l’aimait. Dieu quel bonheur ! Elle le regarda dans les yeux et put y lire tout l’amour qu’il avait pour elle. André put lire exactement les mêmes mots dans les yeux d’Oscar.

OJ : Oh André…..

André caressa doucement sa joue et se pencha pour poser ses lèvres sur les siennes. Oscar sentit soudain son corps s’embraser à ce contact. C’était si doux, si chaud. De son côté André était aux anges, les lèvres de sa bien-aimée était aussi douces que les pétales d’une rose et fruité comme un fruit du soleil. Elle se serra contre lui et lui rendit fiévreusement son baiser, refusant de détacher ses lèvres des siennes. André passa ses bras autour de sa taille pour la serrer contre lui.

C’était en été 1773 que ses deux âmes faites pour s’aimer, qui souffraient d’être séparées, s’étaient retrouvée.

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