Poèsie d'aujourd'hui


 
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 Chassé-croisé amoureux

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La Rose Noire
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MessageSujet: Chassé-croisé amoureux   Mar 4 Juil - 2:08

Chapitre 1 : Une mission pour Oscar


Oscar était dans sa chambre et se préparait pour se rendre au bal. La Reine avait une mission à lui confier et tenait à ce qu’il soit présent. Une fois prêt, il se rendit aux écuries où il retrouva André :

A : Voilà Oscar, les chevaux sont prêts !

OJ : Merci André ! Dans ce cas, je pense que nous pouvons partir.

Ils se mirent en selle et partir pour Versailles. Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent au bal. La salle étant bien remplie, Oscar en déduisit que le bal avait commencé. André le rejoignit. Soudain, il remarqua que la Reine venait dans leur direction.

Ma : Bonsoir mon cher Oscar ! Bonsoir André !

Oscar s’inclina légèrement pour saluer la Reine. André en fit autant. Marie-Antoinette masqua sa bouche avec son éventail et s’adressa discrètement à Oscar :

Ma : Mon ami, j’aimerais vous parler en privé, il s’agit d’une affaire importante.

OJ : Je suis à votre service altesse. André attend moi ici et surveille le bal pendant mon absence.

A : Entendu Oscar.

Marie-Antoinette guida Oscar jusqu’à son boudoir et s’assit. Elle demanda à Oscar d’en faire autant et commença :

Ma : Oscar, je sais que vous êtes déjà très occupé pendant le bal à cause de la surveillance, mais j’aimerais vous demander une faveur.

OJ: Vous savez que je vous suis entièrement dévoué, n’ayez aucune crainte, de quoi s’agit-il ?

Ma : Eh bien voici. Demain, la duchesse de Harcourt et sa fille vont venir à Versailles, elles seront les invités d’honneur du bal. Vous en avez sûrement eu vent ?

OJ: En effet majesté. Il paraît que Madame la duchesse cherche un époux pour sa jeune fille ?

Ma : C’est bien la raison de sa venue. Cela me peine car cette jeune fille n’est pas plus âgée que vous ( Oscar a 19 ans dans ce fic). Mais venons en au fait : Je voudrais que vous preniez cette jeune enfant sous votre aile !

Oscar resta un moment interdit face à cette demande, mais après un silence, il prit la parole :

OJ: Pardonnez-moi, mais qu’entendez-vous par la prendre sous mon aile ?

La Reine sourit et lui répondit très simplement :

Ma : J’aimerais que vous lui teniez compagnie pendant les bals, que vous lui fassiez découvrir le palais…Elle ne connaît personne ici et je crains qu’elle ne se sente un peu seule.

OJ: Je ne pense pas qu’il y ai de raison contraire à cela ! C’est avec grand plaisir que je veillerai à ce que Mademoiselle de Harcourt ne manque de rien.

Ma : Je n’en attendais pas moins de vous. Je ne sais comment vous remercier Oscar !

OJ: C’est un honneur de vous satisfaire votre majesté.

Oscar prit congé de la Reine , la salua puis sortit. Il retrouva André et lui expliqua son entrevue avec la Reine :

OJ: J’espère ne pas avoir à faire à une de ses filles pot de colle ! ( En disant cela Oscar jette un coup d’œil aux jeunes nobles qui le dévore des yeux) Elles m’effraient quelques fois !

A : (en riant) Tu comprends maintenant pourquoi je ne t’envie pas certaines situation !

Oscar partir lui aussi dans un fou rire.

O : Et pourquoi je t’envie à certains moments !

Vers 23H00, Oscar et André rentrèrent à Jarjayes. Ils se séparèrent et chacun alla dans sa chambre. Il se dirigea vers le balcon et regarda la lune.

OJ: A quoi peut-elle ressembler ? A t’elle de l’esprit ou est-elle seulement belle ?

Demain, Oscar saurait tout. Mais, à cet instant, il gardait quelques appréhensions. Il se résigna à aller se coucher et s’endormi.

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé amoureux   Mar 4 Juil - 2:09

Chapitre 2: Présentation et protection


André frappa à la porte d’Oscar. N’obtenant pas de réponse, il entra et retint un cri de surprise : Une immense pagaille régnait dans la chambre, les draps étaient sans dessus-dessous, les oreillers au sol et Oscar en travers du lit. Il s’approcha prudemment du lit et le secoua par l’épaule. Réaction immédiate de la part d’Oscar : Il se réveilla en sursaut et, déséquilibré par sa rapidité, il tomba du lit.

OJ: Aie ! Ca fait mal ça !

Oscar se releva difficilement en massant sa jambe, il était tombé dessus pendant sa ‘’chute’’.

A : Et bien Oscar ! Tu as le sommeil agité !

OJ: Oui, je n’y comprends rien ! Qu’est ce qui s’est passé !

A (moqueur) : A mon avis mon cher, la fille de la duchesse t’a envoyé son venin avant même de t’avoir rencontré !

OJ (légèrement énervé) :Très drôle André ! Vraiment très drôle ! Va plutôt préparer les chevaux au lieu de dire des âneries !

Sentant que son compagnon devenait agressif, André battit prudemment en retraite en se retenant d’exploser de rire. Oscar, en rage, jeta son oreiller de toute ses forces contre la porte. Une fois calmé, il passa une chemise, changea de pantalon et revêtit sa veste de colonel ainsi que ses bottes. Il se rendit ensuite à son piano et commença à jouer un morceau. En même temps, il songea aux paroles d’André :

« Cette fille m’aurait jeté du venin alors que je ne l’ai jamais vu ! André est vraiment idiot parfois ! Mais pourtant…..C’est étrange….J’appréhende cette rencontre….Allons ! Ressaisit toi mon pauvre Oscar ! Tu deviens stupide ! »

La musique s’arrêta et Oscar descendit rejoindre André. Lorsqu’il le vit, André retint une crise de rire. Oscar le foudroya du regard et monta sur son cheval. André parvint à se calmer et dit :

A : Je ne peut pas venir à Versailles aujourd’hui Grand-Mère ma donné du travail pour toute la journée.

Oscar se sentit soudain inquiet.

OJ: Et tu pourras venir ce soir ?

A : Je ne pense pas, j’aurai sûrement du travail.

OJ: Bien

Cela ne rassura pas Oscar. Il allait devoir affronter la duchesse seul ce soir. Il talonna sa monture et alla jusqu’au palais. Dès qu’il fut arrivé, la Reine le demanda. Il la suivit donc, heureux d’échapper à cette foule de jeune fille en manque d’amour. Toute la journée, la Reine la garda à ses côtés, lui expliquant divers détails et lui demanda des conseils. Le soir arriva rapidement. Oscar était déjà présent depuis une bonne demi-heure. Jamais il n’avait été si anxieux à l’idée de rencontrer une femme ! On annonça la Duchesse de Harcourt et sa fille. Il regarda attentivement et aperçut une femme magnifique descendre les hautes marches.

OJ: Cela doit être la duchesse, elle est trop adulte pour avoir 19 ans.

Oscar faillit tomber en syncope. Derrière la duchesse, une jeune femme vêtue avec une énorme quantité de dentelles et tissus et le double de rubans et plumes dans les cheveux descendait, elle aussi, les marches.

OJ: Ainsi, c’est elle que je vais devoir « surveiller » !!! pensa Oscar.

La jeune fille cachait le bas de son visage avec son éventail, Oscar se contentait de la regarder de loin, sans se montrer. Marie-Antoinette vint les saluer.

Ma : Madame la duchesse ! Je suis heureuse de vous voir ! Est ce là mademoiselle votre fille ?

DH : Tout l’honneur est pour moi altesse, répondit la duchesse en s’inclinant, cette jeune personne est en effet ma fille !

La dites nommée fit une gracieuse révérence à la Reine et le bal commença.
La jeune de Harcourt ne montra pas son visage de toute la soirée. Oscar remarqua qu’elle se tenait à l’écart des autres nobles. Beaucoup de jeunes gens l’invitait à danser, osait l’approcher d’un peu trop près, mais chaque fois, elle se dérobait. Soudain, il la vit s’éloigner précipitamment sur le balcon. Il la suivit et la retrouva assise sur la rambarde. Elle avait toujours son éventail sur le visage, mais ses épaules tremblaient, elle pleurait. Oscar s’avança et lui parla :

OJ: Vous allez bien Mademoiselle de Harcourt ?

La jeune femme ne se retourna pas, elle n’osait pas le regarder.

MH : Oui……. Merci…. Monsieur….

Oscar fut immédiatement frappé par la douceur de la voix de cette jeune femme.

OJ: Je suis le colonel Oscar François de Jarjayes. Vous pouvez m’appeler Oscar. Son altesse la Reine m’a demandé de prendre soin de vous, dites moi ce qui ne va pas ?

MH : Prendre soin de moi ?

O : Oui, vous ne connaissez personne ici, et son altesse désire que je vous tienne compagnie mais vous semblez désespérée !

Les larmes de la jeune femme redoublèrent, elle resta le dos tourné et le visage masqué.

MH : Ma mère veut me marier……et pour cela elle m’affuble de ses horribles vêtements ! J’ai honte de venir ainsi vêtue ici !

Oscar ressentit toute la détresse contenue dans le corps de cette jeune fille.

OJ: Qu’est ce qui vous empêche de retourner chez vous et de vous changer ?

MH : Ma mère……va…. m’en vouloir. Et puis…j’ai trop peur.

OJ: Essayez ! De plus, si votre mère veut vous marier, vous avez intérêt à être présentable !

Mademoiselle de Harcourt sembla réfléchir, puis toujours sans le regarder.

MH : Très bien Monsi…. Oscar ! Je vais aller me changer, prévenez ma mère et la Reine que je m’absente quelques instants.

Oscar acquiesça et quitta le balcon, puis alla prévenir les deux femmes de l’absence de Mademoiselle de Harcourt.

DH : Comment ! Marianne a quitté le bal !

OJ: Marianne ?

Ma : C’est le nom de la fille de Madame la duchesse.

OJ: Oh ! Et bien en effet, Mademoiselle Marianne a dû partir pendant quelques instants mais elle ne devrait plus tarder.

DH : Mais que peut-elle bien faire !

OJ: Ne vous inquiéter pas je suis sûre qu’elle en fait rien qui puisse vous décevoir!

On annonça l’arrivée de Mademoiselle Marianne de Harcourt. Toute la salle se tourna vers le grand escalier de marbre. Oscar retint son souffle, manquant de lâcher son verre de champagne au sol.

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé amoureux   Mar 4 Juil - 2:09

Chapitre 3 : Sentiments masqués

Oscar retint son souffle, manquant de lâcher son verre de champagne au sol. Marianne de Harcourt avait revêtu une robe rouge brodée d’or très simple et ses cheveux bruns étaient simplement relevée en chignon sur lesquels étaient posé une tiare. Elle tenait son éventail fermé dans sa main et avait son visage masqué par un voile rouge, seuls ses yeux étaient visibles. Elle était nerveuse, tous ses regards fixés sur elle la paralysaient. Mais elle parvint à garder un calme, seulement apparent et elle commença à descendre lentement les marches. Oscar ne cessait de la regarder, il avait été frappé par la beauté naturelle de Marianne dès son arrivée. La Reine le remarqua :

Ma : Mon cher Oscar, cette jeune personne ne semble pas vous être indifférente !

OJ(sortant de sa rêverie) : Pardonnez-moi altesse ! Il est vrai que Marianne de Harcourt est dotée d’une grande beauté.

DH : Jamais je n’aurai pensée qu’une tenue aussi simple lui irai aussi bien ! Elle est radieuse !

Oscar observa Marianne et remarqua sa gêne pendant qu’elle descendait.

OJ( murmurant à la Reine) : Que votre altesse m’excuse, mais Mademoiselle de Harcourt n’a pas l’air rassurée, je devrais aller la rejoindre ne croyez-vous pas ?

Ma ( murmurant elle aussi) : Vous avez raison, allez-y vite Oscar !

Oscar s’inclina devant la Reine et partit à la rencontre de la jeune aristocrate.
De son côté, Marianne se sentait perdue. Que devait elle faire ? Si seulement ce jeune homme qui lui avait parlé tout à l’heure était là ! Mais de toute façon, elle n’aurait pas pu le reconnaître, elle ne l’avait pas regardé. Soudain, son cœur fit un bond : un jeune officier blond ayant fière allure s’avançait vers elle, elle le détailla longuement, il avait une silhouette fine, un visage angélique. Lorsqu’il arriva à sa hauteur, il s’inclina légèrement et lui tendit sa main :

OJ: Mademoiselle de Harcourt permettez-moi de vous conduire jusqu’à la Reine.

Cette voix ! C’était bien celle du jeune inconnu. Elle sourie doucement à travers son voile et posa sa main dans la sienne. Elle se laissa guider par le jeune homme et arriva près de la Reine à qui elle fit une gracieuse révérence.

Ma : Mademoiselle vous êtes vraiment resplendissante ! Cette tenue vous va à ravir !

MH : Merci votre altesse, je suis heureuse que cela vous plaise.

DH : Je vous avais mal jugé mon enfant pardonnez-moi.

Marianne sourit à sa mère :

MH : Ce n’est rien mère, les erreurs sont humaines.

Ma : En tout cas, votre beauté ne laisse pas indifférent, n’est ce pas colonel ?

OJ: En effet…..je…..vous êtes vraiment magnifique mademoiselle.

MH : Merci….colonel.

Marianne rougit. Elle ne savait pourquoi, mais chaque mot prononcés par le jeune colonel faisait vibrer son cœur. Oscar, lui aussi, semblait charmé par la voix de la belle Marianne. Marie-Antoinette s’aperçu qu’un changement s’opérait chez Oscar, et elle se douta que la jeune demoiselle n’en été pas étrangère.

Ma : Oscar, pourquoi n’allez vous pas vous promener dans les jardins avec Mademoiselle de Harcourt ? Vous pourriez ainsi surveiller le palais en agréable compagnie ?

OJ: Et bien…..Si elle est d’accord je n’y vois aucun inconvénient !

Oscar se tourna vers la jeune fille, attendant sa réponse. Elle lui sourit.

MH : Cela sera un plaisir pour moi de vous accompagner.

Oscar lui tendit son bras qu’elle prit et tout deux saluèrent le Reine. Puis, ils partirent vers les jardins. Marianne n’osait pas regarder Oscar. Sans savoir pourquoi, elle se sentait intimidée par lui. Leurs pas les guidèrent jusqu’au bosquet de Vénus. Là, Oscar se dirigea vers une haie de roses blanches et en cueillit une. Il la tendit à Marianne.

MH : Merci colonel.

OJ: Oscar. Mon nom est Oscar.

MH : Merci…….Oscar.

Leurs regards s’accrochèrent. Combien de temps ? Une seconde, une minute, une éternité. Marianne se rendit compte que le colonel savait qu’elle l’observait. Elle détourna son visage en rougissant. Oscar la regarda, elle était encore plus touchante.

OJ: Mademoiselle……

MH : Appelez-moi Marianne…..Oscar.

OJ: Très bien Marianne, j’ai une question que j’aimerais vous poser mais je crains de vous blesser.

MH : Dites toujours ? Peut-être pourrais-je répondre !

OJ: Eh bien…j’aimerais savoir…..pourquoi masquez-vous votre visage ?

MH : On me pose souvent cette question, en fait, le premier homme qui verra mon visage serra celui que j’aimerai ! Voilà donc pourquoi mon visage est masqué !

OJ: Je comprends ! J’ai moi-même juré que le première jeune femme avec qui je danserai serait celle dont je tomberais amoureux !

MH : Ainsi nous sommes deux à avoir fait une étrange promesse….

Oscar s’assit à côté d’elle et la regarda attentivement, il voulait graver chaque détail de son visage dans sa mémoire. Marianne s’en aperçut et ses joues prirent une teinte rosée :

MH : Pourquoi me regardez-vous ainsi ?

OJ: Parce que je trouve que vous êtes très belle….répondit-il en souriant.

Ils se regardèrent et lentement leurs visages s’approchèrent l’un de l’autre quand soudain….

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé amoureux   Mar 4 Juil - 2:09

Chapitre 4 : La jalousie du Duc


Ils se regardèrent et lentement leurs visages s’approchèrent l’un de l’autre quand soudain….

Voix : Mademoiselle de Harcourt ! Mademoiselle !

Marianne et Oscar se reculèrent un peu et se levèrent. Un homme avança vers eux, Oscar pu le distinguer et reconnaître…..le duc de Germain ! Oscar resta méfiant en le voyant venir. Il n’était pas en très bon terme avec cet homme.

OJ:Monsieur de Germain ! Que nous vaut le plaisir de vous voir ?

DG :Colonel ! En fait, je cherchais mademoiselle de Harcourt, sa mère la duchesse la demande.

Marianne regarda le duc avec inquiétude, sans savoir pourquoi le duc de Germain ne lui inspirait pas confiance. Elle regarda Oscar attendant sa réponse. Il lui sourit et répondit :

OJ: Dans ce cas Marianne, si votre mère vous demande je ne puis vous retenir.

Il prit sa main et y posa ses lèvres, ce qui fit frissonner la jeune fille puis la relâcha lentement. Le duc, visiblement énervé, répliqua :

DG : Pardonnez-moi mais nous devons y aller !

OJ: Très bien !

Marianne et le Duc partirent et Oscar se rassit au bord de la fontaine en songeant à cette étrange jeune fille. Pendant ce temps, le duc emmena Marianne à l’écart, près d’un petit bois.

MH : Mais, ce n’est pas le chemin du palais !

DG : A vrai dire non, mais j’avais à vous parlez, votre mère ne m’a pas envoyé.

Marianne commença à ressentir une certaine peur, après tout, elle ne savait rien du Duc !

DG (en se rapprochant d’elle) : Marianne voulez-vous m’épouser ?

MH : Comment !

DG : Depuis que je vous ai vue, je ne songe qu’à vous, je suis tombé amoureux de vous !

Elle prit peur, cet homme l’aimait certes, mais elle ne l’aimait aucunement.

MH : Non….

DG : Comment ? Que dites-vous ?

MH :Non….je…je refuse de vous épouser….

DG : Pour quelle raison ! Je suis un des nobles les plus riches de la cour ! Je peux vous couvrir de parure de bijoux que sais-je encore ! Pourquoi refuser!

MH : Mais je ne vous aime pas ! Vous dites m’aimer soit ! Mais moi je ne ressens rien pour vous !

DG : Vous aimez le colonel c’est cela !

MH : Le……….Oscar……

DG : Oui ! Vous l’aimez n’est ce pas ! Je refuse de perdre contre lui !

Sans un mot de plus, il se jeta sur elle et la plaqua contre un des arbres.

DG : Je vous veux Marianne et je vous aurais ! De gré ou de force.

La jeune femme aurait voulu crier mais aucun son ne sortit de sa bouche. Le corps du Duc se colla au sien et elle fut dégoûtée de cette étreinte. Elle sentit les lèvres du Duc se poser sur son cou. Cet homme la répugnait, elle commença à se débattre de toutes ses forces. Le Duc quitta son cou, bloqua ses poignets et la regarda.

DG : Vous êtes vraiment très belle, vous savez, vous êtes encore plus désirable qu’avant lorsque vous êtes en colère !

Alors qu’il allait retirer son voile, elle ferma les yeux et détourna la tête. Toutes ses pensées se dirigèrent vers Oscar. Soudain, elle l’entendit :

OJ: ECARTEZ-VOUS D’ELLE !

Les yeux d’Oscar flamboyaient. Il savait que Germain était un homme dont il fallait se méfier, mais il n’y avait pas prêté garde, jusqu’à ce qu’il entend un appel muet de Marianne, son esprit l’avait alerté.

DG : De quoi vous mêlez-vous !

OJ: De ce qu’il me regarde, je suis chargée de protéger cette jeune femme !

DG : Dans ce cas, la voici !

Le duc empoigna Marianne par le bras et la jeta de toute ses forces contre Oscar qui la reçu contre lui. Oscar n’eut pas le temps de réagir : le duc s’était déjà enfui. Il s’aperçut soudain que Marianne pleurait. Ses épaules étaient secouées de petits sanglots. Doucement, Oscar l’entoura de ses bras et la serra contre lui. Elle se blottit un peu plus contre lui.

MH : Oscar…….Oscar……

OJ: Je suis là.........n’ayez plus peur......

La jeune femme pleura longtemps puis Oscar sentit quelle était plus lourde contre lui. Elle était épuisée et s’endormait. Oubliant les convenances, il passa sa main sous ses genoux et la souleva dans ses bras. Il la porta jusque dans le palais et monta dans les appartements des nobles. Il trouva la chambre de la duchesse et y pénétra. Délicatement, il déposa son précieux fardeau sur le lit et la couvrit. Il l’observa longuement et l’embrassa sur le front avant de quitter sa chambre et de retourner à Jarjayes. Lorsqu’il se coucha, il songea une dernière fois à cette étrange jeune fille qui venait d’entrer dans sa vie et qui n’était pas prête d’en sortir.

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé amoureux   Mar 4 Juil - 2:10

Chapitre 5 : Promenade et mise en garde

Le lendemain, Oscar se réveilla de bonne heure et s’habilla pour partir à Versailles prendre son service. Il revêtit son uniforme et retrouva André aux écuries après avoir déjeuné.

AG : Bonjour Oscar ! Tu es rentré bien tard hier soir!

OJ : Bonjour André ! Et oui, la soirée a été longue.

AG : Alors, comment est la jeune demoiselle de Harcourt ?

OJ : Elle est très belle, on dirait un ange……

Oscar se remémora le visage angélique de son amie. Dieu qu’elle était belle !

AG : Oscar ! Eh oh Oscar !

OJ: Hein...Oh excuse moi André! Je rêvais…

AG : Je vois ça ! Mais pourquoi as tu dit que la soirée fut longue ? Tu n’as pas apprécier sa compagnie ?

OJ : Si ! Au contraire ! Mais le duc de Germain s’en ai mêlé !

AG : Le duc de Germain ?

Oscar raconta sa soirée à André en omettant toute fois le passage où il ramène Marianne dans sa chambre.

AG : Quelle horreur ! Je ne pensais pas qu’il était ainsi !

OJ : Moi non plus ! Je devrais être plus vigilant ! Allons ! Il est temps d’y aller !

AG : Je te suis !

Oscar et André montèrent sur leurs chevaux et galopèrent jusqu’à Versailles. Pendant qu’André s’occupait des chevaux aux écuries, Oscar alla dans la galerie des Glaces. Immédiatement en entrant, il aperçu le Duc de Germain, mais ce dernier semblait trop occupé pour se soucier d’Oscar. Le jeune homme comprit bien vite pourquoi : le Duc ne quittait pas Marianne des yeux. Le jeune femme semblait tout à fait normale, mais il remarqua que ses mains tremblaient légèrement, elle s’était rendu compte de la présence du Duc. Contenant une furieuse envie de se jeter sur le Duc, Oscar s’avança vers Marianne, qui était en compagnie de la Reine et sa mère. Cette fois, sa robe était d’un bleu pâle avec un voile de même couleur. Lorsqu’elle aperçu Oscar venir vers elle, un magnifique sourire éclaira son visage, ce qui ne fit que plus enrager le Duc. Le jeune colonel s’inclina devant la Reine.

Ma : Bonjour mon cher Oscar ! Comment allez-vous ?

OJ : Bien, je vous remercie altesse.

DH : Nous parlions de la visite des jardins que ma fille et vous avez fait hier ! Elle en est comblée !

OJ : J’en suis heureux Madame.

Oscar fit son plus beau sourire à Marianne, qui rougit légèrement.

MH : Oscar….je….j’ai une faveur à vous demander.

OJ (intrigué) : Je vous écoute.

MH : Il fait très beau aujourd’hui…..et…..je n’ai vu les jardins que de nuit……alors…j’aurai aimé les découvrir le jour…..avec vous…..

Marianne baissa la tête les joues légèrement rosies par son aveu. Oscar lui sourit et prit sa main.

OJ :Je serai honoré de vous faire découvrir les jardins de Versailles, Marianne.

Il porta sa main à ses lèvres et l’embrassa. Marianne releva la tête et sourit.
La Duchesse et la Reine regardaient tendrement les deux jeunes gens. Ils saluèrent les deux femmes et, bras dessus bras dessous, partirent dans les jardins sous le regard furieux du Duc de Germain. Ils admirèrent l’eau des fontaines qui, au soleil, ressemblait à des flots de diamants. Puis, Oscar s’arrêta et regarda Marianne.

OJ : Marianne, je suis désolé de raviver ce mauvais souvenir, mais avez-vous parlé de l’incident d’hier soir à quelqu’un ?

MH (étonnée) : Non Oscar, à personne pourquoi cela ?

OJ : Il faut que cela reste secret, car si l’on apprends que vous étiez dans une situation compromettante avec le duc et que j’en suis témoin vous serez forcée de l’épouser !

Marianne lâcha son éventail qui tomba au sol, ses mains tremblaient.

MH : Je….je devrai l’épouser !

OJ : Oui, car vous ayant vu faire avec lui, je suis un témoin potentiel et je en pourrai pas justifier qu’il vous agressait.

Marianne posa ses deux mains sur ses lèvres, son corps tremblait.

MH : Oh mon dieu non ! C’est….c’est impossible…

OJ : Hélas c’est tout à fait possible, c’est pourquoi il faut que vous gardiez le silence, sinon….vous seriez mariée à cet homme !

MH : C’est promis, je ne dirai rien.

OJ : Je suis rassuré, je sais que vous ne l’aimez pas et je ne voudrais pas que vous l’épousiez contre votre gré.

Marianne lui sourit, elle était touchée par la bonté du colonel. Oscar lui présenta son bras.

OJ : Mademoiselle, permettez-moi de vous faire visiter les jardins.

MH : Avec plaisir Oscar !

Elle prit son bras et ils se promenèrent. Ils arrivèrent devant la grande fontaine au centre du palais. Ils l’admirèrent quelques minutes sans bouger. Marianne tenant toujours le bras d’Oscar. Mais leur bonheur fut soudain interrompu par une voix moqueuse.

Voix : Eh bien colonel, vous voici en charmante compagnie.

Oscar se retourna immédiatement ainsi que Marianne et ils reconnurent le duc de Germain accoudé à l’ombre d’un arbre.

OJ : Que voulez vous, demanda t’il d’une voix sèche.

Le Duc s’avança d’un pas.

DG : Simplement m’excuser auprès de Mademoiselle de Harcourt pour ma regrettable conduite d’hier au soir.

MH : Je…Je vous pardonne.

DG : Mais je suis également là pour reformuler ma demande en mariage mademoiselle.

Marianne frissonna à cette demande et Oscar sentit son sang ne faire qu’un tour, mais la jeune femme parvint à parler malgré sa peur.

MH : Ma réponse n’a pas changé….je….je en vous épouserai pas…

Le duc s’avança le regard méchant, mais s’arrêta net. Marianne s’était réfugié contre Oscar et ce dernier, ayant passé un bras autour d’elle, avait sortit son épée et la pointait dans sa direction avec un regard froid.

OJ (voix froide) : Disparaissez ! Vous avez entendu sa réponse ! Alors partez !

Le duc sourit et partit dans la direction opposé mais avant il jeta :

DG : Elle sera à moi colonel. De gré ou de force elle m’appartiendra !

Marianne se blottit contre Oscar, tremblante de peur.

OJ (furieux) : ALLEZ AU DIABLE !!!

Il rangea son épée et entoura Marianne de ses bras.

OJ : Il est partit vous ne risquez plus rien.

MH : Mais pourquoi…pourquoi me veut il ?

OJ : Parce que vous êtes belle….tout simplement.

Marianne rougit et se desserra de ses bras.

MH : Oscar…je…j’aurai une autre faveur à vous demander…..

OJ : Allez y je vous écoute.

MH : Je….j’aimerais que vous m’appreniez à manier une épée…

Oscar était abasourdi, il demanda :

OJ : Vous apprendre l’escrime ? Mais pourquoi cela ?

MH : Eh bien, j’aimerais apprendre à me défendre seule, vous ne serez pas toujours là pour me protéger et je voudrais me défendre par mes propres moyens !

Oscar sourit.

OJ : Très bien, j’accepte ! Nous commencerons demain si vous le désirez ?

MH : Oh merci Oscar ! Merci!

Marianne sauta au cou d’Oscar. Le jeune homme était un peu gêné, il n’avait pas l’habitude de ce genre de démonstration. Marianne réalisa soudain son geste et se recula en rougissant.

MH : Oh….je suis désolée….pardonnez-moi…

OJ : Ce n’est rien Mademoiselle !

Il lui présenta son bras en souriant et elle le prit. Il lui montra les jardins. A un moment, la Reine et la Duchesse se joignirent à eux. L’après-midi s’écoula paisiblement. La soir venu, Oscar raccompagna Marianne à ses appartements.

OJ : Je vous souhaite une bonne nuit Marianne.

MH : Vous de même colonel.

Il lui fit un baise-main et se retira. Marianne se changea et alla se coucher heureuse. Oscar une fois rentré du palais, s’endormit immédiatement. Cette nuit-là, il rêva de la douce demoiselle de Harcourt. Mais ne se doutait pas qu’elle aussi, rêvait de lui.

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé amoureux   Mar 4 Juil - 2:10

Chapitre 6 : Leçon particulière.

Oscar se réveilla le lendemain très tôt. Il était tout joyeux à l’idée de revoir Marianne. Il se dépêcha de s’habiller et déjeuna légérement. Il alla ensuite à l’écurie chercher son cheval et partit au triple galop à Versailles. Le jeune colonel alla directement dans la Galerie des Glaces. Il aperçu la Reine et alla la saluer.

Ma : Mon cher Oscar ! Je suis heureuse de vous voir !

OJ : il en va de même pour moi votre majesté.

Oscar hésita….Puis, après s’être relévé, il murmura.

OJ : Pardonnez-moi mon audace altesse, mais…je n’ai pas vu Marianne de Harcourt ce matin….serait-elle souffrante ?

Marie-Antoinette sourit à cette question et, cachant son visage derrière son éventail, lui chuchota :

Ma : venez, suivez-moi dans les jardins.

Ils allèrent tout deux dans les allées fleuries de l’orangerie.

Ma : Rassurez-vous Oscar, Marianne se porte à merveille !

OJ : Mais alors….pourquoi n’est elle pas auprès de vous ?

Oscar sentit une sueur froide glisser le long de son dos. Les paroles du duc de Germain lui revinrent en mémoire : ‘’ Elle sera à moi colonel. De gré ou de force elle m’appartiendra !’’ Seigneur ! Pourvu que ce ne soit pas un coup du duc ! La Reine calma ses craintes.

Ma : Mademoiselle de Harcourt m’a transmit ce message pour vous : elle vous attends au manoir de Harcourt, sa demeure, pour…..(elle baissa la voix) pour votre entrainement à l’épée.

OJ : Je suis soulagé de ce que vous m’apprenez. Je vais immédiatement la rejoindre !

Ma : Oscar, soyez discret….Vous savez, il est mal vu qu’une jeune femme pratique des activités masculines.

OJ : J’y veillerai altesse ! N’ayez aucune crainte !

Oscar prit congé de la Reine et enfourcha son cheval avant de partir rapidement vers Harcourt. Que le temps lui semblait long !

OJ : Cette route n’en finira donc jamais !

Il arriva enfin devant une magnifique maison. Elle était de pierre blanche et grise dans les angles et le toit était d’ardoise bleuté. Un somptueux jardin l’entourait. Et il la vit enfin ! Elle était vêtue d’une robe légère de couleur verte amande, un voile assorti et ses cheveux, comme à son hbitude, était en un chignon qui retenait la partie supérieure de ses cheveux. Elle admirait les roses. Oscar sauta de cheval et marcha vers elle. Marianne l’aperçu. Ses yeux scintillèrent et un sourire apparut sur son visage. Elle alla à sa rencontre.

OJ : Je suis heureux de vous voir Marianne.

Il prit sa main et l’embrassa.

MH : Tout le plaisir est pour moi Oscar.

OJ : La Reine m’a transmit votre message, quand désirez-vous que nous commençions l’entrainement ?

MH : Nous pouvons commencer tout de suite si vous voulez bien !

OJ : Mais bien sûr ! Avez-vous une tenue…adéquate ?

MH : Oh oui ! Je monte souvent à cheval ! Père me l’a enseigné !

OJ : Cela est bien surprenant pour une jeune femme ! Vous m’impressionné ! dans ce cas, je suppose que vous allez aller vous changer.

MH : Oui, mais vous pouvez venir si vous le voulez, vous n’aurez qu’à rester dans le boudoir !

OJ : Je vous suis !

Il lui présenta son bras et ils entrèrent dans la demeure. Elle était richement décorée snas être luxueuse. Simple, sans être nue. Ils montèrent un long escalier de marbre blanc et arrivèrent devant la chambre. Marianne introduit Oscar dans son boudoir.

MH : Je vais me dépêcher.

OJ : Prenez votre temps, je ne quitterai pas cette pièce !

Elle lui sourit et passa dans sa chambre. Oscar s’installa dans un fauteuil, croisa mains et jambes et attendit. Un quart d’heure passa. Marianne ne sortait toujours pas.

OJ (pensée) : C’est étrange, je me demande ce qui se passe.

La porte s’entrouvrit. Une servante, le rouge aux joues, s’adressa à lui.

S : Pardonnez-moi monsieur…mais, nous avons un petit inconvénient et je pense que vous pouvez nous aider…..

Oscar s’était à présent levé.

OJ : Je vous écoute, de quoi s’agit-il ?

S : Et bien….les liens du corset de Mademoiselle ont été mal noués et ….cela a fait un nœud…..nous n’arrivons pas à le défaire……mais comme vous êtes un homme…..vous aurez peut-être plus de force….

Oscar rougit intérieurement, mais comme à son habitude, il ne laissa rien paraître de son trouble.

OJ : Je ne vous promets rien, mais je vais essayer.

La servante s’écarta pour le laisser entrer et referma la porte en restant dans le boudoir. La chambre était très belle et sobre : un lit à baldaquin au centre, une armoire, un secrétaire, des meubles de valeurs et de superbes roses. Oscar observa le décor et vit Marianne. Elle était de dos, un jupon couvrait ses jambes et elle ne portait que son corset, sous lequel une fine chemise apparaissait. Ses mains étaient repliées sur son buste. Oscar put entrevoir qu’elle portait encore son voile.

MH : C’est vous Oscar ?

OJ : Oui, votre servante m’a dit que vous aviez quelques problèmes avec vos vêtements.

MH : Euh…..oui en effet….je…..je suis désolée….

OJ : Ce n’est rien, attendez.

Oscar s’avança et s’agenouilla pour être à la hauteur du nœud. Il essaya délicatement de le démêler, se forçant à se concentrer sur sa tâche pour ne pas penser à sa soudaine proximité avec Marianne. La jeune fille aussi était troublée. Sa tenue et les mains d’Oscar sur elle la troublait. Mais elle n’osait se l’avouer, mettant ce la sur le compte qu’elle se trouvait en petite tenue devant un homme. Elle resta donc immobile, les joues légérement roses. Oscar commençait à perdre patience. Il avait beau s’acharner, le nœud ne se défaisait pas. Et comble de malheur, ses doigts tremblaient. Il y avait fort à parier que la présence de la belle Marianne n’y était pas étrangère.

OJ : Je n’arrive pas à denouer les liens ! Il va falloir les couper.

MH : Ce n’est pas grave…….vous avez besoin de quelque chose ?
OJ : Non merci, je dois avoir ce qu’il faut sur moi. Oscar ouvrit sa veste et en sortit un poignard. Il coupa d’un coup sec les liens et retira le corset. Il se releva et rangea son arme.

OJ : Vous voici libre !

Mais son sourire s’effaça. Marianne ne portait plus que sa chemise de lin, qui laissait entrevoir sa gracieuse silhouette. Ses cheveux bruns cascadaient sur ses épaules. Elle était belle, elle semblait si fragile, si irréelle, entourée de sa seule beauté. Mais elle ne bougeait pas, troublée par la transparence de ses vêtements. Oscar la contempla longuement, sans un mot. Puis, il passa doucement ses bras autour de sa taille et l’attira à lui pour la serrer dans ses bras. Marianne se laissa faire sans aucune résistantce. N’avait elle pas rêvée de ce moment depuis tant de nuit ? Elle ferma les yeux pour profiter de cet instant. Oscar, enivré par le doux parfum de sa peau, pencha doucement son visage vers son cou et y déposa un baiser. Elle frissonna sous ses lèvres et ses mains se posèrent sur les siennes. Il remonta le long de sa nuque en la couvrant de baisers. Marianne appuya sa tête contre son épaule, rejetant sa tête en arrière. Oscar parvint à se contrôler et murmura doucement :

OJ : Je vous attendrai dans le boudoir….Marianne….

A son nom, la jeune femme tourna son visage vers lui et le regarda. Il lui souriait et la regardait tendrement. Oscar déposa un doux baiser sur sa tempe. Elle ferma les yeux et se serra contre lui. En la sentant se coller à lui, il n’y tint plus. Ils se regardèrent un instant, puis il glissa sa main sur son voile. Oscar vit passer une lueur de peur dans le regard de Marianne. Il lui sourit et approcha son visage sans ôter son voile. Juste avant de le soulever pour qu’enfin ses lèvres rejoignent celles de sa compagne, il ferma les yeux, afin de respecter le désir que Marianne avait de ne pas montrer son visage. Rassurée, la jeune fille ferma à son tour ses yeux et se laissa faire. Oscar approfondit doucement son baiser, il ne rencontra aucune résistance. De sa main libre (car il tenait le voile de l’autre), il encercla un peu plus la taille de sa compagne pour la rapprocher de lui. Marianne glissa sa main entre les pans de la veste qui était encore ouverte et la posa sur sa poitrine. Elle n’avait rien connu de pareil. Il lui semblait que son corps s’embrasait au contact du beau colonel…….elle avait souvent rêvé qu’il la prenait dans ses bras….mais si cet instant était un rêve, elle ne voulait pas s’éveiller. En sentant sa main sur sa peau, Oscar eut un sursaut de conscience qui lui traversa l’esprit. Il devait s’arrêter ou il risquait de commettre l’irréparable ! Il ne voulait pas se comporter comme le Duc de Germain ! Il écarta lentement son visage du sienne et relâcha son voile avant d’ouvrir les yeux pour lui sourire. Il n’avait pas vu son visage. Mais ses lèvres étaient d’une douceur incomaprable…Il la serra une dernière fois dans ses bras et l’embrassa sur le front avant de sortir de la pièce, ayant au préalable, remit de l’ordre dans sa tenue. Marianne resta immobile quelques instants avant de passer sa main sous son voile pour effleurer ses lèvres.

MH : Elles sont encore chaudes de son baiser….

Elle se souvint qu’il l’attendait pour leur entrainement. Elle appela donc sa servante qui l’aida à enlever sa chemise et son jupon. Elle se débrouilla seule pour mettre des bandes autour de sa poitrine, enfiler une chemise blanche de flanelle, un pantalon de toile noir et des bottes de même couleurs. Elle détacha ses cheveux de leur chignon et les attacha simplement en une queue de cheval basse avec un ruban blanc. Elle changea son voile et en mit un noir. La jeune femme sortit ensuite de la chambre pour rejoindre Oscar….

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La Rose Noire
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MessageSujet: Re: Chassé-croisé amoureux   Dim 9 Juil - 11:30

Chapitre 6 : Que la vraie leçon commence !

Oscar sortit de la chambre et s’adossa à la porte. Il ferma les yeux. Que lui avait-il prit ? En la voyant si fragile, si vulnérable….il avait eu envie de la serrer dans ses bras…..d’embrasser ses lèvres que son voile découvrait parfois lors d’une brise trop forte, ses lèvres interdites. Mais pourquoi ? Il avait sentit son corps le brûler lorsqu’elle avait posé sa main sur lui. Quel était ce doux tourment ? Il n’en savait rien, tout ce dont il était sur, c’était qu’elle était la seule à avoir déclanché de telles réactions chez lui. Elle entra enfin dans le boudoir. Oscar ne put détacher son regard d’elle. Sa chemise et son pantalon dévoilaient ses formes que le corset et le nombre incalculable de jupons masquaient. Un doux sourire flottait sur son visage.

MH : Je suis prête Oscar ! Nous pouvons y aller !

OJ : Très bien.

Ils descendirent tout deux au jardin. Oscar regarda les alentours et remarqua un endroit dégagé qui conviendrait parfaitement à la leçon. Une fois sur place, il ôta sa veste d’uniforme, restant en chemise et pantalon blanc et prit les deux épées qu’il avait prit soin d’apporter. Il en tendit une à Marianne, qui la saisit sans hésitation.

OJ : Bien, nous allons commencer par les attaques et parades de base. Je vais attaquer et vous esquiverez ou contrerez. Vous avez compris ?

MH : C’est parfaitement clair !

Les deux ‘’adversaires’’ se mirent face à face. Oscar lança ne attaque simple, mais Marianne la para brillamment. Il commença alors à enchaîner des attaques plus complexes que la jeune femme parvenait à esquiver sans effort. Au bout d’un moment, Oscar s’arrêta, surprit.

OJ : Marianne….vous ne m’auriez pas mentit ?

MH : A quel sujet ?

OJ : Vous avez déjà manié une épée non ?

Marianne ne put se retenir de sourire.

MH : C’est vrai, je vous l’avoue je sais manier une épée depuis que j’ai 6 ans.

OJ : Quoi ??? Mais alors pourquoi vouliez-vous que je vous apprenne à manier une épée ?

MH : Eh bien…..en fait….je voulais vous affronter afin de mesurer mon niveau au vôtre.

Oscar était impressionné, jamais il n‘aurait cru qu’une femme puisse savoir manier une arme ou monter à cheval.

OJ : Mais pourquoi ne me l’avez-vous pas dit tout simplement, au lieu de prétendre que vous ne saviez pas combattre ?

MH : Ce n’est pas une chose courante pour une jeune fille, les langues de vipères guettent la moindre occasion et si je vous l’avais dit……je n’étais pas sûre que vous m’auriez crue.

Oscar dû bien admettre qu’elle avait raison.

OJ : Bon et bien maintenant que je sais à quoi m’en tenir, peut-être pouvons-nous commencer ce duel ?

Les yeux de la jeune femme pétillèrent.

MH : Cela serait un honneur pour moi.

Les deux jeunes gens se mirent face à face. Marianne lança la première attaque ce qui surprit Oscar. Il repoussa l’attaque et enchaîna. Durant une bonne demi-heure, chacun des deux combattants tentaient de prendre le dessus sur l’autre, mais chaque fois, l’autre arrivait à esquiver. Oscar, ayant l’habitude du combat, était encore au mieux de sa forme, mais Marianne était fatiguée. Or elle dissimulait cette fatigue à son adversaire, si bien qu’Oscar ne vit rien. C’est ainsi que cela arriva. Etant fatigué, Marianne fut moins vigilante et ne put éviter l’épée d’Oscar, elle lui coupa le dos de la main e une profonde entaille.

MH : AH !

Elle lâcha son épée et prit sa main dans son autre.

OJ : MARIANNE !

Oscar se précipita à ses côtés et prit sa main.

OJ : Seigneur, Marianne que vous ai-je fait !

Il prit son mouchoir et banda sa main.

OJ : Venez, il faut vite vous soigner.

Marianne acquiesça et ils rentrèrent tout deux.

S : Mon dieu Mademoiselle ! Mais que vous est-il arrivé ?

MH : Ce n’est rien Marie, je me suis juste blessée.

S : Venez mademoiselle, nous allons vous soigner.

Ils pénétrèrent tout les trois dans le salon. Marianne s’assit dans u fauteuil près d’une table et Oscar s’installa près d’elle. Marie apporta une bassine d’eau pour nettoyer la blessure, ainsi que du coton et des bandes. Avant que la domestique n’ai pu faire un geste, Oscar ôta le ‘’bandage’’ de la main de Marianne et prit un morceau de coton qu’il trempa dans l’eau. Il commença à nettoyer doucement la blessure, allant le plus lentement possible pour ne pas faire mal à la jeune femme.

S : Oh…. mais monsieur…..il ne faut pas vous donner cette peine…..

OJ : Ne vous en faites pas, je vais m’en occuper.

Il lui sourit, avant de se reconcentrer sur la blessure. Marie étant inutile, elle fit une révérence et sortit. Oscar était toujours en train de nettoyer la blessure, mais Marianne semblait gênée. Elle rougissait.

MH : Marie aurait pu le faire vous savez Oscar….

OJ : C’est moi qui vous ai blessé Marianne, c’est donc à moi de vous soigner.

Elle ne dit rien et le laissa faire. Il essuya la plaie et prit les bandes. Oscar entoura la main blessée, mais sans trop serrer le bandage.

OJ : Voilà, j’ai terminé.

MH : Merci.

Marianne fit quelques mouvements et vit qu’elle ne ressentait aucune douleur.

OJ : Je vais me retirer.

Oscar se leva pour partir. Mais Marianne, s’étant levée à son tour, l’arrêta.

MH : Mais pourquoi voulez-vous partir ?

OJ : Après ce que je vous ai fait, je ne puis rester.

MH : Mais ce n’est pas de votre faute ! Tout cela n’est qu’un accident ! J’ai masqué ma fatigue afin de pouvoir continuer notre duel, mais j’ai été moins vigilante ! C’est pour cela que je n’ai pas su parer votre attaque.

OJ : Même masquée, j’aurai dû voir votre fatigue et arrêter ce combat plus tôt. Mais j’ai manqué de vigilance et cet incident est arrivé par ma faute !

Il se retourna et se dirigea vers la porte.

MH : Oscar attendez !!

Mais il resta sourd à son appel, il continuait d’avancer. Soudain, il resta paralysé, le visage surprit. Une main était sur la poignée de la porte, mais il restait immobile. Voyant que ses appels étaient vains, Marianne avait couru jusqu’à lui et l’avait arrêté. Ses bras entourant sa taille, sa tête pose sur son dos, son corps se rapprochant du sien.

MH : Je vous en prie Oscar….ne partez pas…..je vous en supplie…..

Sa voix fit sortir Oscar de son état de léthargie. Il avait crut entendre des larmes au fond de son timbre de voix. Lentement, il se retourna et elle le relâcha, mais resta face à lui. Lorsqu’il fut complètement retourné, elle leva on visage vers lui et il y vit ce qu’il redoutait le plus. Des larmes perlaient à ses yeux. Il prit délicatement son visage entre ses mains.

OJ : Oh Marianne, je vous en prie, ne pleurez pas par ma faute, je ne le supporterai pas. Voir votre regard embué de larmes me fait mal. Je ne veux être la cause de votre douleur.

Avec sa main, il essuya délicatement se larmes. Doucement, elle s’approcha de lui et se colla contre sa poitrine. Oscar ne bougeait plus. Elle passa ses bras autour de son cou et cacha son visage dans son épaule pour masquer ses larmes.

MH : Ne partez pas Oscar….ne me laissez pas…..

OJ : Marianne…je….

Il fut incapable de résister et l’entoura de ses bras avant de la serrer contre lui. Un sourire illumina le visage de Marianne et elle resserra son étreinte. Oscar posa doucement sa tête sur la chevelure de son amie et ferma les yeux. Ils ne surent jamais combien de temps ils restèrent ainsi. La porte s’ouvrit silencieusement pour laisser entrer la duchesse, revenue de sa sortie. Elle observa un moment le jeune couple enlacé en souriant, puis décida s’annoncer sa présence.

DH : Hum hum…

Oscar Marianne ouvrir les yeux et se séparèrent rapidement, rouges de gêne.

MH : Bonjour Mère.

OJ : Bonjour Madame.

DH : Bonjour mes enfants ! Vous aurais-je dérangé ?

MH : non/… Non mère pas du tout…

DH : Très bien. Mais je crois qu’il est l’heure du repas. Déjeunerez-vous en notre compagnie colonel ?

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