Poèsie d'aujourd'hui


 
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 Mon rêve

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La Rose Noire
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MessageSujet: Mon rêve   Ven 20 Jan - 14:49

Le soir de la St André, j’ai fais un rêve très étrange avec bien sûr Oscar et André. Donc à la demande d’Alexia, je vous raconte ce rêve que j’ai romancé afin qu’il soit plus long. Bonne lecture !

Chapitre 1 : Une rencontre au bal

Une immense salle de bal. Des nobles demoiselles et gentilshommes. Une musique envoûtante. Des couples valsant gracieusement. Des bijoux, de la soie et du velours. Tel est le cadre où je me trouve. Je suis vêtue d’une magnifique robe blanche et de petits escarpins. D’après mon reflet dans le grand miroir, je porte un collier de perles et la moitié supérieure de mes cheveux est retenue par une tiare de diamant, laissant le reste de mes cheveux libres. Je me retourne et admire les autres parures. Plumes et rubans pour une comtesse, velours et dentelles pur une marquise. De jeunes gens viennent m’inviter à danser, me font mille flatteries. Ils n’en veulent qu’à ma fortune, si j’en possède une. Je refuse toute danse et toute conversation avec eux. Ils ne connaissent pas les simples sentiments d’honnêteté, de respect et d’amour. Ils se cachent derrière des masques de mensonges, d’hypocrisie et d’infidélité. Je m’éloigne dans un coin de la salle. Les nobles que j’ai repoussés sont déjà partis à la recherche d’une nouvelle proie. Plusieurs couples valsent au centre. De petits groupes se forment. Quelques-uns uns discutent les autres dansent. Et moi, je suis seule. Peut-être devrais-je partir, je n’ai pas ma place ici. Lorsque je vois une main se tendre devant moi et une voix douce et grave me demander :

-Accepteriez-vous de danser ?

Je relève la tête, prête à refuser, lorsque les mots meurent sur mes lèvres. Devant moi, se tient un magnifique jeune homme brun aux yeux d’un vert couleur forêt. Serais ce bien lui ? Est-il possible qu’il soit ici, à mes côtés ? A ce moment là, avais-je d’autre choix que de poser ma main dans la sienne et de me laisser entraîner vers la piste. Une fois au centre, nous nous rapprochâmes l’un de l’autre. Je sentis sa main droite encercler ma taille et combler ainsi la faible distance qui séparait nos deux corps. Je rougis, gênée, et baissais les yeux tandis qu’il s’emparait délicatement de ma main droite. Et la danse commença. C’était une valse douce et lente. Réprimant à grand peine les coups de mon cœur, je relevais la tête pour le voir. De nouveau, je fus submergée par la profondeur de ses yeux. Il me souriait comme pour me rassurer. Je sentis ma gêne s’envoler et lui rendit son sourire. Je me détendis complètement et me laissais guider par mon cavalier. Dans ses bras, je me sentais si légère, j’avais l’impression de flotter. Je vis que nous nous rapprochions de la sortie donnant sur les jardins, mais je n’étais pas effrayée, j’avais confiance en lui. Nous arrivâmes dans les jardins, la danse s’arrêta et nous nous promenons. Nos pas nous guidèrent jusqu’au bosquet de Vénus. Ne pouvant le regarder sans sentir mon visage s’empourprer devant l’imposante stature de mon ami, je posais ma main sur le socle de la statue et leva les yeux vers elle, comme pour trouver un appui, un signe dans son regard de clair de lune. Je sentis mon corps frissonner au son de sa voix quand il m’appela :

-Charlène, regarde-moi…

Comment connaissait-il mon prénom ? Alors que nous ne nous sommes jamais vus ? Mais j’y penserais plus tard. Selon sa demande, je me retourne et la surprise me fit pousser un cri. A peine avais-je fais volte face, que deux bras puissants encerclèrent ma taille et m’attirèrent contre lui. Mes mains s’étaient automatiquement posées contre sa poitrine afin de le repousser, mais la chaleur se dégageant de sa personne musela littéralement ma résistance et je fus incapable du moindre geste. Je renonça à lutter et me laissa enivrée par ce vertige qui s’emparait lentement de mes sens. Je sentis qu’il relevait doucement mon visage et ses lèvres s’approchèrent des miennes. Je fermais les yeux, attendant la douce caresse de son souffle. Soudain, j’entendis :

-ANDREEEEEEE !!!!!

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La Rose Noire
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MessageSujet: Re: Mon rêve   Dim 22 Jan - 10:00

Chapitre 2 : Dispute et provocation

Je me séparais au plus vite d’André et regardais l’inconnue. Elle portait une robe d’odalisque qui mettait en valeur les saphirs de ses yeux, ses longs cheveux couleur d’or étaient retenus en chignon et sa peau avait la couleur de l’albâtre. Elle était tous simplement divine. Non ! C’est impossible ! Cela ne pouvait pas être…..

-Bonsoir Oscar

-Je peux savoir ce que tu fais ?

-Je suis en compagnie de cette jeune personne

Il me prit la main et, tournant la tête vers moi, me sourit. Je baissais la tête, sentant mes joues rougirent sous son regard. Des questions se bousculaient dans ma tête : Pourquoi André allait il m’embrasser ? Que faisait Oscar ici ?
Mes pensées furent interrompues par la voix sèche d’Oscar :

- Et depuis quand séduis tu d’innocente jeune fille ?

Mon sang se glaça. Je compris ce qu’Oscar sous-entendait : elle pensait qu’André m’avait attiré ici pour profiter de moi et semblait peinée de cela malgré la rudesse de sa voix. Je savais qu’elle avait horreur de cette forme de traîtrise que des nobles en quête de fortune utilisaient. Je voulus répondre, lui dire qu’elle se trompait mais André ne m’en laissa pas le temps :

-Depuis que je suis tombée amoureux d’elle ma chère.

Mon cœur manqua un battement, André, André l’homme que j’aimais me disais que mon amour était réciproque ! Je vis Oscar s’avancer vers moi et tourner autour de nous. Elle m’observait, me détaillait. Puis, elle s’arrêta devant nous, se recula de quelques pas avant de dire à André :

-C’est vrai, je reconnais qu’elle est très belle, elle a des cheveux magnifiques……….

J’ai dû mal entendre ! Elle ne venait pas de dire que j’étais…. jolie ! Mes cheveux c’est vrai que moi aussi je les trouve beaux. C’est d’ailleurs ma seule beauté. Mais qu’elle me trouve belle dans mon ensemble ! Je la regardais fixement dans les yeux afin d’y desceller une trace de ruse, de moquerie. Et comme je m’y attendais……..je n’y vis rien. Rien que la franchise et la sincérité qui lui était propre. Elle n’était pas comme tous ses courtisans, qui flattaient afin d’obtenir pouvoir ou richesse. Elle était juste honnête. Je m’apprêtais à la remercier, mais elle prit la parole :

-Mais la beauté ne fait pas tout ! Elle est comme toutes les autres filles nobles ! Elle est couverte de parure, de tissu, ne s’occupe que de sa personne et se pavane à Versailles à la recherche d’un homme riche à épouser !

Je sentis une violente colère monter dans mon ventre. Ainsi, elle osait me comparer à ses pimbêches ! Mes mains se crispèrent sur le fin tissu de ma robe. Néanmoins, je ne voulais pas commettre d’erreurs. Alors, je réfléchis à ce qui pouvait avoir donné un tel jugement de moi à Oscar. Mais bien sûr ! Toutes les jeunes femmes qu’elle avait vu étaient à Versailles et bien entendue, elles n’étaient intéressées que par l’argent. Oscar était honnête et droite et aimait par-dessus tout sa liberté. Je décidais donc de lui prouver le contraire en ce qui me concernais et en même temps de pouvoir réaliser mon rêve. Ce fus avec une voix très douce et très calme et un petit sourire que je m’adressais à elle :

- Je serais heureuse de vous prouver le contraire Oscar.

-Comment savez vous que…Enfin, laissons cela. De quelle sorte de preuve voulez vous parler ?

Une étrange lueur brilla au fond de mes yeux :

-D’un duel à l’épée.

Elle rit. Un rire cristallin et frais .

-J’ai bien peur que vous ne soyez pas à la hauteur mademoiselle ! Vous semblez plus douée à agiter un éventail qu’à manier une épée contre un adversaire.

-Veuillez cesser ses insultes ! De quel droit me jugez vous sans me connaître ?

Ma colère prit le dessus. Elle ne savait rien de moi et me mettait dans le même sac que ses….poupées ! Et bien je saurais me défendre ! Ma voix était toujours aussi calme, seul mes yeux trahissaient ma colère .

-Pardonnez moi dans ce cas demoiselle, reprit elle, puisque vous semblez sûre de vous, j’accepte votre défi, retrouvons nous demain matin à l’étang à 8h !

-J’y serais sans faute.

Je lui tendis la main afin de sceller notre engagement. Elle la prends et nous nous serrons la main. Puis elle fait demi-tour :

-Au revoir

-A demain

Elle commença lentement à s’éloigner. Soudain, je me rendis compte qu’André était toujours là. Il s’avança vers moi et me prit dans ses bras. Je me laissais étreindre et fermais les yeux. Une douce chaleur m’envahissait. Je sentis ses lèvres se poser sur mon front et il murmura :

-Fais attention à toi……

Il desserra son étreinte, me regarda une dernière fois en souriant et partit rejoindre Oscar.

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MessageSujet: Re: Mon rêve   Lun 23 Jan - 13:37

Chapitre 3 : Réflexions dans la nuit

Une fois remontée dans mes appartements, j’entrepris de me dévêtir. Je retirais ma tiare laissant ainsi une cascade de boucles brunes couler dans mon dos. Assise à ma coiffeuse, je retirais mon maquillage. Une fois terminé, j’allais dans ma salle d’eau, ma robe glissa lentement à terre et ma chemise de nuit la remplaça. Elle avait de courtes manches et dénudait mes épaules, mais tombait jusqu’au sol. Je retourna dans ma chambre et me remis à ma coiffeuse. Une brosse à la main, je peignais mes cheveux. Pendant que je les brossais, mon esprit se mit à penser. Oscar était vêtue de la même façon que lorsqu’elle s’était rendue au bal pour Fersen. Le bal ! C’est ça ! J’assistais donc au bal où Oscar était censée danser avec le comte de Fersen, mais malgré tout mes efforts, je ne me souvenais pas l’avoir vue danser au bal ! Donc elle n’y était pas allée. Mais pourquoi alors ? J’avais reposé la brosse et m’étais avancée sur le balcon. L’air frais de la nuit soulevait mes cheveux et glissait sur mon visage. Là, sous les étoiles, je me jurais d’apprendre la raison du revirement d’Oscar. Apaisée, je rentra dans ma chambre et me glissa entre les draps. Je m’endormis presque aussitôt, épuisée par cette journée.

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MessageSujet: Re: Mon rêve   Mar 24 Jan - 12:56

Chapitre 4 : Un duel qui rapproche les âmes.

Le matin me trouva endormie entre les draps froissés. J’ouvris les yeux et m’assis dans le lit. L’aube se levait et avec elle, cette bataille que je me devais de gagner. Je me levai et me rendit dans ma salle d’eau. Après une rapide toilette, j’ouvris mon armoire afin d’y trouver des vêtements. Je m’habilla rapidement et attacha mes cheveux en une simple queue de cheval à l’aide d’un ruban noir. Mon reflet dans le grand miroir me conforta dans mon idée : j’étais prête ! Je pris mon épée posée sur la commode et la ceint à mon côté droit, puis je sortis. Lorsque j’entra dans les écuries, je retins une exclamation de surprise : un magnifique cheval noir était harnaché et scellé. Je me suis approchée et j’ai caressé l’encolure de cet animal. Je remarqua soudain un papier accroché à la selle, je le retira et le lit :

J’espère que ce cheval te conduira à
La victoire et t’emmènera
A moi
A.G.

Je souris en regardant ses mots. Comment savait-il que je ne possédais pas de monture ? Dieu seul le savait ! Mais cette prévenance à mon égard me touchait réellement. J’avais l’impression d’avoir un ange gardien qui étendait ses ailes sur moi quand j’avais mal. Je décidais de baptiser ce cheval ‘’Prince Noir’’, il avait les crins aussi noirs que les cheveux d’André et tout comme lui avait beaucoup de prestance. Je le sortit de l’écurie en le tenant par la bride. Une fois dehors, j’enfourcha Prince Noir et partit au galop vers mon destin.
***
Quelques minutes plus tard, j’arrivais à l’étang. Le soleil était entièrement levé et brillant comme un joyau d’or. J’arrêta mon cheval qui se cabra et s’immobilisa. Je descendis de Prince Noir et avança vers l’eau. Oscar et André étaient déjà là. Oscar était vêtue d’une chemise blanche, d’un pantalon vert et de bottes noires. Elle avait laissé ses cheveux libres. André portait la même tenue, à la différence que son pantalon était noir et que ses cheveux étaient retenus par un ruban bleu nuit. Oscar me regarda bizarrement puis sourit :

-Croyez-vous me faire peur en vous habillant ainsi mademoiselle ?

Ce fut à moi de sourire. Tout comme eux, je portais une chemise, un pantalon et des bottes. Sauf qu’ils étaient entièrement noirs. Même le ruban accrochant mes cheveux était de cette couleur.

-Là n’était pas mon intention ma chère Oscar, mais il se trouve que j’aime beaucoup cette couleur, j’ai donc décidée de la porter.

Elle me rendit mon sourire et se mit en position. Je sortit mon épée. Elle ne prononça qu’un mot :

-Prête ?

-Prête !

Nous nous fixâmes quelques instants puis le combat commença. Elle attaque la première, mais je parvins à dévier son attaque. Elle continua à attaquer et moi à me défendre. J’en eus assez et l’attaqua à mon tour. Surprise, elle recula de quelques pas mais réussit à se stabiliser. Pendant un moment, attaques et parades se succédèrent. Mais soudain, je fus déstabilisée à mon tour et je sentis une douleur brûlante dans mon bras droit. Je tombais à genoux sur le sol, ma main sur la blessure. Je serrais les dents afin de retenir le cri de douleur qui bloquait ma gorge. Pendant ma chute, Oscar avait attaqué et son épée avait entaillé mon bras. Une entaille profonde. Mais je gardais la main serrée sur le manche de mon épée. Je décida de relever la tête pour voir Oscar. Elle s’adressa à moi d’une voix dure :

-Le combat est terminé !

Je me relevais avec difficulté et la regardait avec une rage contenue au fond des yeux.

-Je ne suis pas encore morte ! Ne m’enterrez pas si vite !

Elle parut surprise de ma réponse. Ma main quitta mon bras pour se placer le long de mon corps. Je serrais toujours l’épée, malgré le sang coulant le long de mon bras.

- Vous n’êtes plus en état de combattre ! Regardez-vous ! Un seul souffle de vent et vous tombez !

Ma rage ne connu plus de limite. Elle osait. Elle osait dire que j’étais faible ! Je suis une femme et j’assume ma féminité, mais je peux être aussi forte qu’elle ! Je me refusais à perdre ce combat ! Si je perdais, cela signifiait que je n’étais pas digne pour elle, que je ne pouvais pas aimer André. André…….je tourna mon visage vers lui. Je lu dans ses yeux, tout l’amour et la peur qu’il avait pour moi. Je le rassurais du plus beau sourire que je puisse faire. Puis, je m’adressais à Oscar d’une voix sèche :

- Vous n’avez pas à vous préoccuper de ma santé. Je n’abandonnerais pas André tant que je n’aurai pas combattu jusqu’à la fin !

Sans un mot de plus, j’attaqua. Avec autant de rage que je le pouvais.

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MessageSujet: Re: Mon rêve   Mer 15 Fév - 6:40

Chapitre 5 : Un duel qui rapproche les âmes (2)

Sans un mot de plus, j’attaqua. Avec autant de rage que je le pouvais. Elle réussit à riposter. Nos coups devenaient de plus en plus violents. J’attaquais sans cesse, laissant ma colère s’enfuir à travers mon combat. Elle se contentait de parer et se défendre, elle me parlait en même temps :

-Arrêtons ce combat ! Il ne mène à rien. Nous allons nous entretuer !

Mais je continuais inlassablement. Les larmes se mirent à couler de mes yeux. Je vis Oscar écarquiller les yeux, de stupeur ? Je ne savais pas, mais elle semblait affolée par la tournure que prenait ce duel. Je continuait de lutter de toute mes forces malgré sa défense et mon bras qui me lançait. Je vis passer une lueur dans le regard de feu d’Oscar, mais c’était trop tard. Elle avait réussit par une ingénieuse parade à me désarmer. Mon épée tournoya quelques instants dans le ciel clair puis se planta à quelques mètres de moi. Je regardais Oscar dans les yeux, elle semblait peinée. Je baissais la tête et dis :

-J’ai perdu.

Ma douleur ne connut plus de limite. J’avais l’impression que mon cœur se brisait en mille morceaux et qu’ils coupaient mon âme. Je tombais à genoux au sol, le poing gauche serré, la gorge nouée par les sanglots, les larmes coulant de mes joues. Les yeux fermés, je laissais couler ma souffrance, j’avais perdue. Je venais de perdre André. Malgré tout mes efforts, je n’avais pas réussi à prouver mon amour. Oscar s’approcha et s’agenouilla à mes côtés, puis me prit dans ses bras. Trop fatiguée et bouleversée pour résister, je posais ma tête sur son épaule. Je sentis sa main caresser mes cheveux et en même temps qu’elle me parlait :

-Tu sais ce n’est qu’un duel, il n’y a aucune raison de pleurer.

-Je…..l’ai…..perdu…..

-Et alors ? Pourquoi cela est-il si important pour toi ?

-Parce que…..je……je…..

- Pourquoi ? répéta Oscar

-Parce que………..je l’aime.

Oscar répondit d ‘une voix très douce, presque sourire :

-Alors tu ne l’as pas perdu.

Mon cœur battit à ses mots, elle avait comprit, que j’étais différente des femmes de la cour. Un faible sourire étira mes lèvres. Avant que ma fatigue et la douleur de mon bras ne m’emporte, je murmura :

-André…..

Les ténèbres se refermèrent sur moi.

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MessageSujet: Re: Mon rêve   Mar 4 Juil - 1:53

Chapitre 6 : Comprendre ses sentiments

Mes yeux s’ouvrirent lentement. J’étais dans un immense lit à baldaquin, entouré de tenture rouge et or. Je m’aperçut qu’un bandage entourait mon bras.

-Te sens-tu mieux ?

Je tournais la tête vers la voix qui m’appelait, et je la vis. Oscar était assise sur une chaise à côté du lit. Elle souriait. Face à mon silence, elle dit :

-Tu nous a fais une belle peur tu sais ! Heureusement la blessure n’était pas grave.

Je me redressais et m’assis, ma blessure me tira mais je n’y pris pas garde.

-Que m’est-il arrivé ?

-Après notre discussion à la fin du duel, tu es tombée inconsciente, sans doute à cause de ta blessure et de la fatigue du combat, André t’a porté jusqu’ici et le médecin est venu te soigner.

André…..mon cœur se serra à ses mots. J’ai du lui faire une peur bleue et lui causer beaucoup d’inquiétude. Mais je ne pouvais pas m’apitoyer sur mon sort ! Je devais lui parler, je voulus me lever mais deux bras m’en empêchèrent.

-Reste couchée ! Que veux tu encore faire ?

-Je dois aller voir André !

-Il va bien ne t’en fais pas ! De plus, je dois te parler.

Je me rassis et attendit. De quoi voulait me parler Oscar ? Elle avait l’air parfaitement sereine mais ses yeux reflétait une certaine gravité et un grand sérieux.

-De quoi devons nous parler ?

-Pourquoi as tu combattu ainsi ?

Je compris parfaitement où elle voulait en venir, elle voulait savoir pourquoi je l’avais attaquée si violemment.

-Lorsque tu m’as dit que ce combat était terminé après m’avoir blessé, j’ai vu tout mes espoirs s’envoler, de plus tu me comparais à ses poupées qui se pavanent à Versailles et je ne pouvais tolérer cela, j’ai donc voulus te battre pour te prouver mes dires .

J’attendis avec inquiétude sa réponse. Elle réfléchit un moment, puis me demanda :

-De quel espoir parles-tu ?

-De pouvoir aimer André librement

Elle prit ma main et me força à la regarder.

-Dans ce cas, tu as réussi à me convaincre, en voyant avec quel courage tu luttais contre ta douleur et avec quelle force tu attaquais j’ai compris que seul un véritable sentiment pouvais te motiver à agir ainsi.

Les larmes glissaient sur mes joues à mesure qu’elle parlait. Je me jeta dans ses bras en pleurant et la remerciant. Elle me serra dans ses bras, je sentis ses larmes se mêler aux miennes. Un long moment de silence s’en suivit, puis je pris la parole :

-Merci Oscar. Maintenant je vais pouvoir être heureuse et c’est grâce à toi ! Mais j’ai une dernière chose à te demander.

-Vas y je t’écoute !

-Pourquoi ne t’es tu pas rendue au bal alors que tu étais habillée et prête ?

Oscar mit un temps à répondre, mais dit très sincèrement :

-Je me suis rendue compte que je faisais une erreur, je n’aimais pas Monsieur de Fersen, que j’éprouvais une simple admiration pour lui, peut-être parce qu’il me voyait comme une femme et non comme le colonel de la garde.

-Tu as le droit d’être telle que tu es ! Même si tu dois jouer le rôle d’un homme ! Souviens toi que tu es seule maîtresse de ton destin, tu peux redevenir comme la nature ta faites à chaque instant !

Elle me sourit et me répondit :

-Merci pour ses paroles, je ne les oublierais pas ! Maintenant dépêche toi d’aller voir André ! Il doit t’attendre !

Un immense sourire éclaira mon visage.

-J’y vais Oscar !

Je la prit une dernière fois dans mes bras et sortit de la chambre. Je traversa le long couloir et descendit les escaliers qui menaient au hall. Une fois dehors, je partit vers les jardins. Après quelques minutes, je finis par trouver André. Mon cœur se glaça en le voyant. Dans ses bras, il tenait enlacé une jeune femme blonde.

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MessageSujet: Re: Mon rêve   Mar 4 Juil - 1:54

Chapitre 7 : Trahison, quiproquo et amour.

Dans ses bras, il tenait enlacé une jeune femme blonde. Je sentis mes larmes monter jusqu’à mes yeux et tomber au sol. Pourquoi ? Pourquoi faisait il cela ? Qu’avait elle de plus que moi ? J’aurai dû le haïr, mais j’en étais incapable, mon cœur ne pouvait se résoudre à le quitter ! Je commença à reculer doucement afin qu’il ne s’aperçoive pas de ma présence. C’était sans compter sur la branche se trouvant derrière moi. Elle craqua sous ma botte avec un crissement aigu. Je retournais vivement la tête dans leur direction. Trop tard ! André m’avait aperçue et venait vers moi. Je choisit alors de fuir. Voir son regard heureux et son sourire alors qu’il en aimait une autre, je n’aurai pas pu.
Je courus. Pendant combien de temps ? Je ne sais pas. Mais je courais, pour oublier cette douleur que je ressentais dans mon corps et mon âme. J’arriva près d’un étang et mes jambes ne me portèrent plus. Je tomba sur le sol et roula en bas du talus. Je resta prostrée, incapable du moindre mouvement, seul mes larmes et mes sanglots montraient que j’étais consciente. Mes pensées vagabondèrent :

‘’Pourquoi ? Pourquoi André ? Qu’a t’elle de plus que moi ? Qu’ai-je fais ? Je t’aime, je préfère mourir plutôt que de devoir vivre sans toi !’’

Le jour se fit alors dans mon esprit :

‘’Voilà pourquoi j’étais habillée en noir ! Je devais mourir ! Mon âme et mon corps devaient quitter cette terre qui m’avait volé l’homme que j’aimais ! Je dois mourir !’’

Je n’entendis pas les pas d’un homme qui s’approchait, je restais là à pleurer, inconsciente de ce qui m’entourait. Je sentis soudain deux bras virils me soulever doucement et me serrer contre un torse puissant. Mon souffle fut coupé, André me serrait contre lui à m’étouffer. Pourtant, je me sentais à l’abri dans ses bras. Je me blottis contre lui et continuait de pleurer. Le savoir si proche mais aussi si loin de moi me faisait mal. Mes larmes parcouraient mon visage sans que je puisse les arrêter et mon corps se mit à trembler. Il passa un bras sous mes genoux et me souleva dans ses bras. Il me porta jusqu’à la chambre où j’avais dormi et me déposa sur le lit. Puis, il s’allongea à mes côtés et me reprit dans ses bras. Mes sanglots se calmèrent peu à peu, apaisée par sa présence. Ma douleur était encore là, car même s’il était à mes côtés maintenant, il partirait avec elle. Une fois que mes pleurs se tarirent, je ferma les yeux et me laissa enveloppée par sa chaleur. Il dû voir que j’étais de nouveau calme, car il me parla :

-Tu vas mieux ?

-………..Oui

Il caressa doucement mes cheveux et déposa un baiser sur mon front avant de poursuivre :

-Pourquoi es-tu partie tout à l’heure ?

-……….Tu…….tu semblais……occupé…..

Je ne pouvais pas. Je n’arrivais pas à dire qu’il étais avec…..cette femme !

-Oui, c’est vrai, j’étais occupé. Occupé à consoler Rosalie d’une peine amoureuse. Répondit-il dans un sourire.

-Ro……..Rosalie !

-Oui, elle est amoureuse d’Oscar et elle vient de me le confier. Bien entendu elle sait qu’Oscar est une femme et cela la rend très triste.

Je comprenais ma méprise à présent, quelle idiote je faisais ! Croire qu’André était un traître ! Quelle absurdité ! La honte me submergea, je n’arriverais plus à le regarder en face après ce que s’était passé ! Je cacha mon visage dans sa chemise pour qu’il ne le voie pas. Il resserra son étreinte autour de moi et dit :

-Tu es cru que je l’aimais n’est ce pas ?

-…………Oui, répondis-je honteuse.

Je sentis mes yeux me piquer, comment avais-je pu douter un seul instant de lui ! Jamais je ne pourrais me pardonner cela ! Ce que j’ai fais est la pire insulte que je pouvais lui faire ! Mon corps se remit à trembler. Si j’avais pu, j’aurai effacé tout ce mal que je venais de lui causer ! Mais cela était impossible. Délicatement, il prit mon visage entre ses doigts et me força à le regarder. Des larmes perlaient au bout de mes cils. Son regard forêt scrutait le mien, quand il trouva ce qu’il semblait chercher, il sourit :

-Je ne te laisserais jamais seule, je te le promets mon amour.

-Oh André ! Pardonne-moi ! Je suis vraiment désolée, j’aurais dû te faire confiance au lieu de……

Je ne pus terminer, André venait de poser ses lèvres sur les miennes et m’embrassait. Ce baiser était léger comme une aile de papillon. Je passa mes bras autour de son cou et lui rendit son baiser. Mon corps se colla au sien et je sentis ses bras remonter lentement dans mon dos. Il s’écarta un peu et me dit :

-Je t’aime Charlène

-Moi aussi je t’aime André.

Nos lèvres se rencontrèrent pour la seconde fois.

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Dernière édition par le Mar 4 Juil - 1:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mon rêve   Mar 4 Juil - 1:54

Chapitre 8 : Epilogue

Le soleil filtrait à travers ma fenêtre. C’était le matin, je me réveillais. Mes draps étaient sans dessus dessous, mes yeux fatigués et mon esprit endormi. Et oui, l’heure de revenir à la réalité était arrivé, un peu trop tôt, mais il était là. Je me levais et alla regarder par ma fenêtre : la neige avait étendue son blanc manteau sur la ville. Et dans cette petite chambre, un magnifique sourire était gravé sur mes lèvres. De cette nuit, je gardais un souvenir merveilleux. Le souvenir d’un baiser aussi doux et léger que le velours d’un pétale de rose.



Fin

J’espère que cette histoire vous a plu ! Je vais bientôt en poster une autre !!! alors n’hésiter pas à me laisser vos impressions ! A bientôt !

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