Poèsie d'aujourd'hui


 
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Alexia
Invité



MessageSujet: Ailleurs   Lun 16 Jan - 10:57

AILLEURS

Mais qu'est-ce qui te pousse loin d'ici, hors du temps,
Du temps terre où la vie a le poids de mille ans
Et où le ciel est gris, d'un gris morne sans nuages,
Gris comme le ciel vide de journées ayant perdu leur âme,
Et où le ciel s'arrête, un ciel sans horizon,
Un ciel sans ciel, un ciel limité, un ciel limitant ?

Et quelle rêverie t'entraîne vers ailleurs,
Un ailleurs que tu rêves, un ailleurs Idéal,
Un ailleurs refuge, un ailleurs but,
Un ailleurs conquête, si difficile à atteindre
Que souvent il te paraît inaccessible ?

Un ailleurs irréel... mais ses tonalités claires
Sont cependant si pures qu'elles seules deviennent réelles,
Un ailleurs éclatant qui n'a pris à la vie
Que son bonheur de vivre et son malheur d'aimer.

Et le ciel et la mer et les nuages et les vagues
Et l'amour, infini, qui ne cherche qu'à vivre
Et qui s'enfuit, pâle souvenir quittant la note grise,
Pour s'élever en arpèges bleues, libre comme un nuage.
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Alexia
Invité



MessageSujet: Re: Ailleurs   Lun 16 Jan - 10:58

LE BONHEUR

Mon Amour !...
J'aimerais te donner plus que l'Amour.
J'aimerais te donner plus qu'un être humain n'a encore jamais donné
J'aimerais t'offrir le Bonheur.

Même si c'est quelque chose au-dessus de mes forces,
Je te donne quand même tout ce que je suis
Et m'engage dans le même chemin de terre que toi.

Et si je déchire ma robe aux ronces de ce chemin,
Ou si les cailloux me font mal aux pieds,
Nous continuerons toujours d'avancer main dans la main.

Car je suis sûre qu'au bout nous trouverons une prairie verte
Et un ruisseau frais où nous reposer enfin,
Et qu'au bout de ce chemin nous serons heureux !
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Alexia
Invité



MessageSujet: Re: Ailleurs   Lun 16 Jan - 10:58

CEUX QUI N'ONT PLUS D'ESPOIR

Ils ont le regard acier du ciel avant l'orage,
Un regard vide et violent à la fois,
Ceux qui n'ont plus d'espoir.

Ils ont des gestes lents, toujours les mêmes,
Tout au long de journées dont le seul support est l'habitude,
Ceux qui n'ont plus d'espoir.

Ils vivent sans rêver et pensent que l'avenir est un vain mot
Qui n'existe pas pour eux, et qui n'existe pas du tout d'ailleurs,
Ceux qui n'ont plus d'espoir.

Et avant de croiser leur chemin pour continuer la route,
Et avant de les mépriser ou de les critiquer,
Il faudrait se poser des questions et essayer de comprendre...

De comprendre qu'il y a longtemps leur coeur battait
Pour quelque chose ou pour quelqu'un,
Pour un Idéal ou pour un simple amour.

De comprendre qu'un jour tout s'est effondré pour eux,
Comme s'écroule un château de cartes,
Comme la mort fauche la vie en un éclair,

De comprendre que leur seul moyen d'oublier leur passé
Est de faire comme s'il n'avait jamais existé,
Et de vivre pour des objets, dans les limites des heures,

Car c'est le seul moyen qu'ont trouvé ces vaincus
Pour ne pas tomber dans le plus noir des désespoirs,
Pour ne pas crier d'angoisse, ceux qui n'ont plus d'espoir.
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Alexia
Invité



MessageSujet: Re: Ailleurs   Lun 16 Jan - 10:58

CREDO

La liberté est cachée au fond d'un coquillage,
Là où personne ne va, au plus profond de la mer.

Et vous ne pourrez l'atteindre
Que si vous laissez tout votre passé sur le rivage,
Y abandonnant toutes les choses qui vous appartenaient,
Que si vous plongez au plus fort de la tempête
Qui commande aux vagues et aux naufrages,
Que si vous sombrez enfin, vaincu et mort,
Dans les eaux les plus noires, encrier de la mer.

Alors seulement... et beaucoup plus tard...
De vous ne restera plus qu'une petite algue brune,
Qui, sans aucune pensée et soumise aux courants,
Se laissera porter au fond d'un coquillage
Et atteindra enfin le havre du voyage.

Car au fond de ce coquillage, à l'extérieur très sombre,
Est caché ce qui brille plus que l'or : LA LIBERTE !
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Alexia
Invité



MessageSujet: Re: Ailleurs   Lun 16 Jan - 10:59

L' HORIZON

Ne sois pas naif et ne crois pas comme les autres
Que c'est tout simplement une illusion d'optique,
L'endroit où le ciel et la mer se rejoignent à l'horizon.

Car après avoir vécu la mer
Et ses plages d'eau, temps mort et perdu,
Car après avoir maudit la mer
Et ses tempêtes orageuses, néant de l'espoir,
Il arrivera un moment où elle s'avouera vaincue,
Et que toi, vainqueur, tu accèderas enfin à l'ailleurs.

Et c'est à cet instant où tu quitteras cette mer trop réelle
Pour t'élever vers le ciel, d'un bleu tellement pur
Qu'il ne sera jamais confondu avec celui de la mer,
Même à ce point d'horizon où les deux couleurs se rencontrent.

Et c'est bien cet instant que tu vois déjà aujourd'hui
Lorsque tes yeux vont vers cet endroit à l'horizon,
Où la mer et le ciel s'affrontent,
Et de cet affront, seul le ciel peut en être vainqueur.

Car c'est à cette seconde que tu entreras dans ce nouveau royaume,
Celui que seul le mot "rêve" pourrait à peu près décrire,
Celui du ciel et de ses anges, esprits pensants
Que plus rien ne limite et qui vivent leur liberté et leur bonheur atteints.
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Alexia
Invité



MessageSujet: Re: Ailleurs   Lun 16 Jan - 11:00

NOTE BLEUE

Note bleue inaccessible,
Mot magique derrière le rideau du rêve,
Teinte pâle portée par la clarté de la nuit,

Vous existez dans un même domaine,
Vous nous attendez dans un même Ailleurs
Où l'on ne peut aller qu'en fuyant
Et en abandonnant tout derrière soi;

Vous vivez dans ce même ciel
Où se mêlent aux parfums des musiques et des formes,
Où la couleur des mots s'auréole de blanc.

Et c'est dans ce ciel seulement,
Qu'enfin l'homme n'est plus homme,
Mais simplement esprit, heureux et libre,
Libre comme même le vent ne l'a jamais été.
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Alexia
Invité



MessageSujet: Re: Ailleurs   Lun 16 Jan - 11:01

LES OISEAUX DU NORD

Si tu sais écouter les silences d'une symphonie,
Et le rire sonnant faux du désespéré,
Tu sais vers où s'en vont les grands oiseaux du Nord
Lorsqu'ils volent, fuyant plus haut leur ciel trop bas.

Ils partent un jour et rien ne les arrête,
Ni le moindre remords de quitter leur terre ingrate,
Ni la peur de l'inconnu, ni celle de la mort
Qui pourrait arrêter leur vol au cours d'une dernière étape.

Ils volent haut dans le ciel, les oiseaux du Nord,
Ils volent toujours en groupe, unis par centaines,
Ils volent aile contre aile vers la même direction,
Vers le Sud si lointain qu'il n'existe peut-être pas.

Ils volent et traversent la tempête,
Ils volent et traversent les océans,
Ils volent et traversent les nuits,
Ils volent et traversent la réalité.

Et toujours dans les yeux un même regard,
Un regard fixe, toujours devant soi,
Un regard qui donnerait tort à ceux
Qui oseraient prétendre que tout espoir est insensé.

Enfin, un jour ils arrivent au Sud, les oiseaux du Nord,
Noirs et harassés, ils se regardent entre eux :
Et, trouvant enfin l'amour au bout de leur voyage,
Ils comprennent que l'amour EST le bout du voyage.
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Alexia
Invité



MessageSujet: Re: Ailleurs   Lun 16 Jan - 11:02

LA PAIX

Sur l'aile sanglante de l'oiseau blessé
Qui tente, malgré sa souffrance, de voler plus vite
Pour échapper à la mort et surtout ne plus entendre
Le hurlement obsédant du chien de chasse qui le poursuit,
Un mot est marqué en lettres rouges.

Sur la fumée sortant des cheminées des usines
Et sur l'odeur âcre qui l'accompagne,
Sur les murs des HLM qui se ressemblent tous
Alors que même les arbres des forêts sont tous différents,
Ce mot est inscrit en lettres grises.

Sur la vie, toujours la même, chaque jour amenant les mêmes heures
Des gens qui n'ont plus aucun espoir en rien,
Sur les bras baissés de ceux qui renoncent
Et sur les yeux fermés qui regardent la misère,
Ce mot est là, qui assombrit la vie.
Ce mot immense, étalé et long,
Si long que celui qui le subit
N'en voit pas la fin : Désespoir.

Mais sur la tâche claire des forêts et des prairies
Où paissent tranquillement les troupeaux de moutons,
Mais sur les parcs où jouent, animés, les enfants
Et où les hommes et femmes viennent aussi chercher le repos,
Un autre mot s'inscrit en lettres vertes.

Et sur la mer à qui appartient l'impossible et l'infini,
Et sur le ciel grand ouvert dans lequel tu peux lire
L'avenir mieux que dans les lignes de ta main,
Et sur l'air que t'apporte ce ciel, qui te des "vis !" ,
Ce mot s'affirme teinté de bleu.

Et sur le regard de l'inconnu qui te sourit
Dans la rue au lieu de t'ignorer comme les autres,
Et dans le neuf de cette matinée où tu t'éveilles
Avec un immense besoin de faire quelque chose de ta vie,
Il brille dans toute sa pureté blanche.

Ce mot si court ! Trop court pour être retenu ?
Non, car s'il peut être dit seulement dans un souffle
Il peut aussi éclater aujourd'hui en immenses lettres d'or
Qui recouvriront les ténèbres et le sang du désespoir.
Ce mot c'est PAIX ; c'est le mot pour une aube,
Celle d'une vie nouvelle.
Et cette vie, c'est à toi de la construire maintenant.
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